Par le biais d’un dessinateur comme Benjamin Rabier, l’un des pionniers du cinéma d’animation, la composition régulière est également employée pour exhausser les potentialités narratives de la séquence en images. La transparence vers laquelle tend ce genre de dispositif est mise à profit dans une planche comme Les Aventures d’une tête de veau, où le dessinateur table sur l’enchaînement chronologique de vignettes identiques pour restituer le mouvement du gag.
En l’absence de légendes, l’œil du spectateur saute aisément et rapidement de case en case en restituant le déroulement événementiel dont la compréhension se dispense aisément du texte. Datant des années 1902-1904, cette feuille de l’Imagerie artistique en réfère aux recherches sur le rendu du mouvement par l’image qu’impulsent les nombreuses innovations techniques en matière de photographie et de cinématographie.
La revitalisation du « gaufrier » spinalien passe ainsi par l’exaltation de sa transparence favorisant la reconstitution mentale d’une cinétique figurée.