Un citoyen porte un prénom indiqué par une initiale (C pour Caius, L pour Lucius), suivi du gentilice ou nom, puis s’ajoute un surnom : cela forme les tria nomina (prénom + gentilice + surnom). Ainsi, Jules César a pour tria nomina : Caius (prénom) IULIUS (gentilice) CAESAR (surnom).
Dans les cités indigènes, celui qui obtient la citoyenneté romaine adopte le prénom et le gentilice de l’empereur qui la lui a accordée.
La femme est désignée par la gentilice de son père et un surnom ; elle n’a pas de prénom même si quelquefois on peut trouver G mis pour Gaia.
Ainsi, à Saintes, le notable qui a fait construire, sous le règne de Tibère, l’arc votif se nomme Caius Iulius Rufus ; il porte comme son père Caius Iulius Catuaneunius et son grand-père Caius Iulius Agedomopas le prénom et le gentilice des premiers empereurs julio-claudiens. Si ces ascendants conservent un surnom gaullois, Rufus possède un surnom romain ; en deux générations, cette famille s’est totalement romanisée.
la tria nomina de C(aius) IULIUS [...] RUFUS sur l'arc germanicus de Saintes