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Le bassin de la Charente dispose
de ressources lithiques à la fois abondantes et contrastées,
ce qui permet une détermination souvent assez précise
de leur origine. D’est en ouest, les disponibilités en
silex sont très inégales puisque des secteurs riches
en silex côtoient des zones totalement dénuées
de sources siliceuses. Quatre grands types de formations géologiques
sont susceptibles de renfermer des silex en place (voir carte schématique
page suivante) :
selon les connaissances régionales, le Jurassique inférieur
(Lias) se situe à l’est, en bordure des terrains cristallins
; le Jurassique moyen (Dogger - Bajocien, Bathonien et Callovien)
plus à l’ouest ; le Crétacé supérieur
(Turonien, Coniacien, Santonien, Campanien) et le Tertiaire (Éocène)
au sud d’une ligne Saintes-Angoulême ; |
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par ailleurs, les argiles à
silex résultant de l’altération des calcaires
du Jurassique moyen entre Montbron et Ruffec représentent des
sources potentielles d’approvisionnement, ainsi que les terrasses
et les cours d’eau drainant ces différentes formations.
On notera que le Jurassique supérieur (Malm - Oxfordien, Kimméridgien,
Portlandien), qui occupe toute la zone centrale entre le Dogger et
le Crétacé supérieur, ne renferme pas de silex.
Il est peu probable que l’on puisse y trouver des "poches"
contenant des silex formés au Crétacé supérieur
dans la mesure où, en raison de phénomènes tectoniques
affectant le nord-est de la plate-forme, cette zone est restée
largement exondée pendant cette période, et qu’elle
a été de toute façon soumise à une érosion
intense à la suite de l’émersion définitive,
fini-crétacée, de la région.  |
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