La famine
Le spectacle de la famine et le sentiment que les britanniques n’agissent pas assez pour y remédier lui font écrire des pages très dures pour l’occupant et sur « l’affreuse famine […], qui n’a vraiment plus d’excuse devant l’humanité, à notre époque où les paquebots, les chemins de fer, seraient là pour apporter la nourriture à ceux qui ont faim. »
L’exportation de thé et de céréales se développe alors vers la Grande-Bretagne, alors qu’à la famine de 1896-1897 succède en 1899-1900 une nouvelle famine plus grave encore : dix millions de personnes vont mourir cette année-là. Loti décrit avec force et compassion « la chanson de la famine ».
La France suit ces dramatiques évènements qui font la une des journaux. « Je ne connais rien, depuis le Dante, qui donne une impression d’horreur semblable », s’exclame Léon Daudet à la parution de L’Inde (sans les Anglais) dans Le Gaulois du 7 avril 1903.
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