
La découverte des propriétés combustibles de l'huile d'olive a été capitale pour l'histoire du luminaire antique. Si les lampes moulées des Ier-IIe siècle ont toujours été abordables, l'huile restait elle relativement coûteuse puisqu'importée d'Espagne et d'Afrique. Le coût et les difficultés d'approvisionnement expliquent sans doute qu'on se soit tourné au IIIe siècle vers les lampes à suif ou vers les chandeliers. C'est à cette époque qu'apparaissent les lampes à décor de globules et les bougeoirs en terre cuite. Les IVe et Ve siècles sont marqués par les importations massives de lampes africaines. On utilisait comme huiles végétales la noisette, le hêtre, la noix, le lin, le ricin. Le sel rajouté évitait la surchauffe de l'huile en améliorant la clarté de la flamme. Des végétaux servaient à la confection de mèches fines que l'on introduisait par le bec. Pline l'Ancien évoque dans son Histoire naturelle le rouvre, le lin, le jonc, le bouillon blanc (phlomos) dénommé "herbe lucernaire".
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