Quelques lampes miniaturisées illustrent le caractère votif de ces objets. C'est par dizaines de milliers qu'on les a retrouvées dans le sanctuaire de Lachau (Rhône-Alpes). La lampe éclaire aussi les laraires (petites niches) réservées aux divinités domestiques vénérées dans chaque foyer.
Si la lampe est présente dans la vie quotidienne, elle accompagne aussi l'homme dans l'au-delà. En Poitou, ce dépôt reste exceptionnel et est censé favoriser la traversée des ténèbres. Lorsque cette pratique est attestée au IIe siècle à Poitiers, il s'agit souvent d'un dépôt multiple. Sur 400 tombes fouillées aux Dunes à Poitiers, seules deux tombes ont livré des lampes. À Ronsenac (Charente), quatre lampes se trouvaient réunies dans une riche sépulture féminine. Les chrétiens reprendront à leur compte cette pratique païenne dès le IVe siècle pour symboliser la lumière du Christ. Majoritairement fabriquées en Afrique du Nord aux IVe et Ve siècles, les lampes seront dès lors marquées de symboles chrétiens : croix, poisson, canthare, chrisme, (comme à Poitiers). Les édifices chrétiens, par ailleurs, se doteront au Ve siècle d'un luminaire en verre ainsi que l'attestent les découvertes récentes faites dans la basilique de Rezé en Loire-Atlantique.
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