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Les lampes à huile, à moins d'être dotées de plusieurs becs comme au Ier siècle av. J.-C., donnaient un éclairage équivalent à celui de nos veilleuses. Posées à plat ou parfois suspendues, elles devaient être remplies d'huile toutes les deux heures et demi.
Elles étaient à l'origine façonnées, puis moulées. Cette technique transformera le coût des lampes, qui seront désormais fabriquées en série et copiées. De nombreux spécimens sont surmoulés. C'est le cas des lampes de facture grossière (imitant maladroitement les Firmalampen) confectionnées à Poitiers au IIe siècle Si l'anse et le bec évoluent au fil des siècles finissant pour faire corps avec le réservoir, le disque (percé du trou de remplissage pour l'huile) permet des décors adaptés à la clientèle.
On reste étonné de la rareté des lampes à huile découvertes en Poitou. Il est vrai que les chandelles et les torches étaient meilleur marché. On constate, par ailleurs, que la majorité des lampes n'ont pas été allumées et qu'on a préféré les utiliser comme objet décoratif. Elles constituaient des cadeaux très prisés. C'est, en revanche, allumées aux fenêtres et aux portes qu'on les plaçait pour signaler un heureux événement. Elles annonçaient aussi la mort d'un proche. On les emmenait au théâtre la nuit. Les plus superstitieux interprétaient le souffle de la flamme, d'autres excellaient dans les prévisions météorologiques.