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Poinçons
: Ils constituent le premier point important à examiner sur
toute pièce d'orfèvrerie et permettent de connaître
non seulement la qualité du métal utilisé mais aussi
la date et le lieu d'exécution de la pièce ainsi que son
auteur. Le contrôle de la fabrication de l'orfèvrerie remonte
au Moyen-Age et la réglementation mise en place sous l'Ancien Régime
dans ce domaine est complexe. Elle avait pour but notamment de protéger
l'acheteur en lui garantissant le taux légal d'or ou d'argent contenu
dans la pièce : le bon aloi.
Quatre poinçons doivent figurer normalement sur les pièces,
du moins celles postérieures à 1672, le poinçon de
maître et le poinçon de Jurande étant les plus anciens
créés.
Poinçon
de maître : Frappé par l'orfèvre lui-même
seulement sur la pièce commencée, il constitue non seulement
sa signature mais aussi son engagement sur le bon aloi de l'objet. Il
se compose le plus souvent de ses initiales accompagnées d'une
fleur de lis surmontée d'une couronne et de deux grains de remède
(voir ce terme) en fait, deux points indiquant le seuil de tolérance
par rapport au titre de métal, et très souvent d'un petit
motif (étoile, fleur, vase
) signe distinctif et personnel,
le "différent" ou "devise". Après 1797,
le poinçon de maître prend sa forme losangique.
Poinçon
de charge : Second poinçon apposé sur la pièce
en cours de réalisation par le fermier général (en
fait, son représentant) depuis 1672 en soumission de la taxe à
acquitter au profit du royaume (ou de l'Etat). Il est représenté
par une lettre majuscule définitivement choisie pour chaque généralité
(A pour Paris, K pour Bordeaux, ...etc.) et plus ou moins ornementée.
Le graphisme change avec chaque nouvel intendant ou fermier général.
C'est le plus important des poinçons en taille.
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