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Art sacré
en Deux-Sèvres
L'orfèvrerie religieuse
XVIe - XVIIIe siècle
Inventaire
de l'orfèvrerie religieuse conservée en Deux-Sèvres
par
Christian Gendron
conservateur en chef des musées municipaux de Niort
conservateur des Antiquités et Objets d'Art
du département des Deux-Sèvres
I Présentation
Nos connaissances sur l'orfèvrerie ancienne progressent assez rapidement depuis quelques dizaines d'années grâce aux recherches poussées que mènent les responsables des collections publiques, les services de l'Inventaire Général des richesses artistiques de la France dont les publications, les cahiers de l'Inventaire, sont les émanations les plus remarquables, sans parler aussi des initiatives locales, conservations départementales des Antiquités et Objets d'Art, associations, etc...
D'importantes expositions régionales ou thématiques permettent de faire le point des connaissances sur les orfèvres, leurs réalisations, et les poinçons qui y sont apposés. Dans la pratique, beaucoup de poinçons n'apparaissent que partiellement, et quand ils sont nettement insculpés, ce n'est point pour autant qu'ils sont identifiables. Répertoriés officiellement à l'origine sur les registres adéquats par l'Etat et insculpés sur des plaques de métal prévues à cet effet, ces poinçons sont de plus en plus l'objet de publications et répertoires précis, en tout cas lorsque les bases archivistiques existent. Malheureusement, nous connaissons de grosses lacunes dans ce domaine, et les procès verbaux, registres et plaques d'insculpation ont souvent disparu à tout jamais. Il devient alors très difficile, voire impossible, de combler ces vides lorsque les sources manquent à ce point. Comment, en effet, retrouver et replacer correctement les lettres-dates indiquant les années de production et désignées par les jurandes par des lettres de l'alphabet que l'on changeait annuellement ? Comment rendre à son propriétaire le poinçon de maître avec ses initiales et son différend (ou devise) quand père et fils portaient les mêmes prénoms qui revenaient, identiques, sur de nombreuses générations ?
Pour combler toutes ces inconnues, il faudrait aussi que les pièces d'argenterie soient suffisamment nombreuses. Ce n'est pas vraiment le cas pour l'Ancien Régime, et tout le monde sait que l'argenterie et l'orfèvrerie ont constitué avant tout pour nos ancêtres non seulement une agréable façon de construire et montrer sa fortune, mais aussi un moyen pour puiser à tout moment dans cette mine métallique comme nous utilisons nos chèques et cartes bancaires. Les plus grands chefs-d'uvre ont ainsi fini dans les creusets des fondeurs et les plus célèbres maîtres orfèvres savaient d'avance ce qui attendait les plus belles de leurs réalisations.
Tout le mobilier d'argent de Versailles fut ainsi porté à la fonte par Louis XVI qui fut aussi suivi par la noblesse et la bourgeoisie qui utilisaient également les commodes, sièges, lustres, luminaires et glaces entièrement constitués de métal précieux. La France ne possède plus non plus de service de table d'origine royale (hormis quelques pièces de nos musées), contrairement à nombre de pays d'Europe comme le Portugal, l'Espagne, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas ou le Danemark. Tout ce qui restait à la fin du XVIIIe siècle fut fondu par la Révolution Française, soit près de 60 tonnes d'argent récupérées en moins d'un an.
Parmi les pièces miraculeusement échappées des malheurs de l'Histoire, l'orfèvrerie religieuse tient une part importante. C'est par elle que l'on peut se faire une idée plus précise des savoir-faire des orfèvres, et sur ce point, l'argenterie civile courante ne suffit pas, en l'absence des pièces de forme qui furent les premières sacrifiées parce que les plus lourdes. Le sauvetage des calices, ciboires et autres instruments du culte catholique fut le plus souvent assuré par certains membres du clergé mais aussi des familles pieuses qui les dissimulèrent. D'autres les rachetèrent juste avant la fonte comme ce fut le cas pour plusieurs pièces de ce catalogue.
Notre étude vise un territoire modeste, qui ne correspond qu'à une partie du Bas-Poitou, l'actuel département des Deux-Sèvres, qui s'avère parmi les plus riches en orfèvrerie religieuse dans le Centre-Ouest. De plus, ce département connaissait un retard considérable dans la reconnaissance, l'identification et la protection de ce patrimoine au titre des monuments historiques. Nous avons tenté de le rattraper. Ce recensement a permis de retrouver plus de cinquante pièces comprises entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle.
Elles s'ajoutent à la vingtaine de calices, ciboires et croix déjà classés au titre des objets mobiliers, notamment en 1901, puis 1965 et 1981. C'est au total un ensemble de soixante-quinze pièces qui constitue le recensement complet, du moins à ce jour, des pièces d'orfèvrerie religieuse de notre département pour l'Ancien Régime.
La désaffection des sanctuaires, ruraux notamment, et l'état très précaire de certaines sacristies ou presbytères condamnent de plus en plus ces objets à la dégradation et aussi à la disparition.
Nous devons déplorer ainsi plusieurs vols récents de vases sacrés, du XVIIIe siècle notamment, en même temps que bien d'autres pièces parfois conséquentes.
Ce travail devrait au moins permettre de repérer rapidement si nécessaire les marques apposées sur les pièces et qui sont les signes distinctifs de celles-ci. Les unes et les autres sont systématiquement photographiées avec la rigueur qui régit l'identité judiciaire. Pour d'évidentes raisons de sécurité, nous nous interdisons désormais de faire figurer les noms des communes où sont conservées les pièces. Seuls les cantons sont indiqués. Les communes et les maires, mais aussi le clergé qui les utilise, ont un rôle majeur à jouer dans la conservation et la mise en sécurité des pièces d'orfèvrerie, dont une partie seulement est encore utilisée. Nombreuses sont les églises qui conservent plusieurs calices et ciboires et le prêtre, quand il y en a un, utilise généralement toujours le même, comme un ouvrier le fait avec ses outils.
Il se pose alors la question
de savoir si les autres vases sacrés doivent ainsi continuer d'être
plongés dans une dangereuse situation de non utilisation. D'autre part,
le propriétaire réel de ces pièces est rarement identifiable
a priori. Seuls les inventaires dressés en 1905 lors de la séparation
de l'Eglise et de l'Etat permettent de répondre à cette question.
Si les objets concernés n'y figurent pas, les communes ne peuvent en
revendiquer la propriété qui en revient au diocèse. Le
cas est différent, en présence des objets recensés et classés
antérieurement à cette date.
Ceci n'interdit en rien aux collectivités de prendre les élémentaires
protections pour mettre en sécurité ces pièces abritées
dans des locaux qui sont leur propriété. Voués avant tout
au culte, ces objets d'art chargés d'histoire et porteurs des savoir-faire
sont aussi des objets de pédagogie et de délectation comme les
autres uvres.
Faut-il dire pour autant que compte tenu de leurs richesses intrinsèques, ils doivent prendre désormais le chemin des musées ? Cette question implique une réponse très modulée. Une église qui conserve un certain nombre de pièces très importantes peut constituer un "trésor", exposé aux yeux de tous, à l'instar de la très belle réalisation de la cathédrale de Poitiers. Si de multiples raisons interdisent à une collectivité modeste de faire ainsi, rien n'interdit de déposer le précieux calice dans un établissement offrant toute les garanties de sécurité, et qui pourra, le cas échéant, sortir la pièce de ses vitrines pour les grandes occasions cultuelles ; tout cela pouvant être régi par une convention.
Les orfèvres et artistes contemporains peuvent aussi être sollicités pour créer les vases sacrés dont le culte actuel a besoin, ce qui permet du même coup de laisser à la contemplation publique les uvres rescapées de la tumultueuse histoire des hommes.
Certains orfèvres présentés ici ne nous sont connus à ce jour qu'au travers d'une seule et unique pièce. C'est le cas de Jérôme Bertrand de Niort (XVIIe siècle), Jean Decerizières (Thouars - XVIIIe siècle), J. Deschamps (Bressuire - XVIIIe siècle) et bien d'autres encore. Nous nous devons de sauver ces reliques insignes.
Même si notre département s'estime encore heureux de posséder un certain nombre de pièces ou ensemble de pièces, près de quatre-vingts, nous devons reconnaître que ce chiffre est sans doute très faible par rapport à la situation antérieure à la Révolution.
Si nous connaissons bien le nombre et l'identité des orfèvres du Poitou, comme des provinces voisines, grâce au travail acharné d'Elie Railloux (1962) nous sommes surpris et désolé que malgré leur nombre plutôt élevé, les orfèvres des villes, comme Niort par exemple, ne sont que fort peu représentés aux XVIIe et XVIIIe siècles dans ce patrimoine que nous venons d'étudier. Les quelques pièces retrouvées notamment de Niort, Parthenay surtout, Thouars, Bressuire apportent cependant un éclairage nouveau sur leurs auteurs jusque-là mal connus ou inconnus, et offrent un complément non négligeable à nos connaissances sur l'art régional.
Ce bilan enrichit également nos connaissances sur les orfèvres parisiens dont nous avons retrouvé certaines uvres d'un très haut intérêt. Nous pensons spécialement à celles, inédites, de Jean Crochet et Nicolas Loir pour ne citer qu'eux et à nombre de pièces dues à des maîtres malheureusement non encore identifiables.
L'apport à la connaissance
des orfèvres angevins est également très important puisque
plusieurs maîtres de la capitale de l'Anjou ne sont connus qu'au travers
de pièces conservées en Deux-Sèvres. La très importante
étude de M. Jacob, à laquelle nous avons souvent eu recours, avait
pu bénéficier de l'apport des pièces deux-sèvriennes
auxquelles nous avons aujourd'hui ajouté des découvertes de dernière
minute.
Malgré la longueur de cette enquête et le chemin parcouru, il faut
s'attendre à quelques découvertes supplémentaires pour
le futur. Les sombres sacristies de nos campagnes ont encore quelques précieux
secrets à révéler.
II Glossaire
Amati : Procédé qui consiste à cribler de points
ou de minuscules ronds à l'aide d'un poinçon (mat ou matoir),
les fonds de certains décors sur les pièces d'orfèvrerie
pour faire ressortir par contraste les reliefs polis et brillants. Il s'agit
donc d'une forme de ciselure. Certains outils (ciselets) destinés à
tracer les contours des motifs, tiges, ...etc. permettent d'obtenir le tracé-mati,
trait en creux comportant de multiples petits points.
Balancier : Machine-outil dont l'organe principal est formé de bras horizontaux formant un volant, munis de poids et tournant sur un axe vertical à vis rapide. Le mouvement de rotation imprimé au bras en position haute lui permet de descendre en tournant rapidement et avec une force croissante permettant d'emboutir une feuille de métal placée sur une matrice située à l'aplomb. Ce procédé permet l'emboutissage de pièces simples. On obtient le même résultat avec le mouton utilisant l'énergie cinétique développée par la chute d'une masse métallique guidée par des montants.
Bruni : Le brunissage consiste à rendre brillante la surface du métal par frottement avec des outils en matériaux très durs : agate, hématite, acier. Cette finition permet d'obtenir un contraste avec les fonds amatis.
Calice : Vase à boire constitué d'une coupe fixée sur un pied par l'intermédiaire d'une tige avec généralement un renflement central, le noeud. Il est utilisé à la messe pour célébrer l'Eucharistie, en souvenir de la Cène. Lors de l'Offertoire, le prêtre y reçoit le vin qui sera ensuite célébré au moment de la Consécration. La coupe, sinon le calice entier, doit être de métal précieux, argent, or, et jusqu'en 1969 les autres matériaux étaient proscrits. Depuis cette date les matériaux les plus variés sont admis sous réserve que celui qui compose la coupe n'absorbe pas les liquides. Le calice s'accompagne toujours d'une patène, petite assiette où est déposée l'hostie consacrée pendant la messe et dont seul l'extérieur peut être décoré, depuis les directives du Concile de Trente. Le style des calices, leurs décors, leur forme sont très largement tributaires des modes et des arts décoratifs de chaque époque.
Ciboire : Vase formé d'une coupe souvent hémisphérique, muni d'un couvercle, normalement surmonté d'une croix et reposant sur un pied par l'intermédiaire d'une tige ornée d'un nud (renflement). Il sert à contenir les hosties consacrées destinées à la Communion. Comme le calice dont il est proche, le ciboire obéit aux variations stylistiques de chaque époque.
Ciboire des malades : Ciboire généralement de dimensions réduites, permettant d'aller porter la communion aux malades et aux mourants. Certains modèles ont un pied vissant formant récipient et contenant l'huile sainte destinée à l'extrême-onction.
Ciselure : Procédé de décoration effectué sur l'endroit de la pièce avec des ciselets sur lesquels on frappe avec le marteau pour enfoncer le métal. Le métal est généralement consolidé provisoirement à l'avers par une cire, un ciment... Ainsi sont exécutés de nombreux détails en creux qui complètent et soulignent les reliefs obtenus par repoussage.
Décor d'applique : Décor obtenu par repoussage, ou moulé, et fixé ensuite sur son support par soudure le plus souvent, parfois par rivetage.
Estampage : Décor en relief d'une feuille de métal à l'aide d'une matrice en creux et obtenu soit manuellement soit mécaniquement (balancier, mouton).
Fausse coupe : Doublure externe et généralement partielle de la coupe des calices et des ciboires et n'ayant qu'un but décoratif. Les fausses coupes peuvent être ajourées ou pas et porter tous les types de décors.
Grains de remède : Les poinçons des maîtres orfèvres présentent le plus souvent deux points en relief, les "grains de remède", qui rappellent la rigueur avec laquelle les pouvoirs successifs ont régi la fabrication des objets en métal précieux dont le titre (proportion de métal pur et de métal d'apport, cuivre notamment) est évalué en millièmes pour l'argent. Exprimé à l'origine en deniers, divisés en 24 grains (l'argent pur étant à 12 deniers) le titre fut porté à 11 deniers 12 grains soit 958, avec une tolérance - ou "remède"- fixée à deux grains (7) en 1559.
Gravure : Procédé décoratif consistant à enlever du métal en y effectuant des sillons à l'aide de burins et échoppes de profils et largeurs variés.
Instruments de la Passion : L'iconographie religieuse représente souvent les objets liés à la passion du Christ depuis son arrestation jusqu'à sa descente de croix.Ces représentations sont nombreuses et parmi les plus fréquentes on citera :
Poinçons : Ils constituent le premier point important à examiner sur toute pièce d'orfèvrerie et permettent de connaître non seulement la qualité du métal utilisé mais aussi la date et le lieu d'exécution de la pièce ainsi que son auteur. Le contrôle de la fabrication de l'orfèvrerie remonte au Moyen-Age et la réglementation mise en place sous l'Ancien Régime dans ce domaine est complexe. Elle avait pour but notamment de protéger l'acheteur en lui garantissant le taux légal d'or ou d'argent contenu dans la pièce : le bon aloi.
Quatre poinçons doivent figurer normalement sur les pièces, du moins celles postérieures à 1672, le poinçon de maître et le poinçon de Jurande étant les plus anciens créés.
Poinçon de maître : Frappé par l'orfèvre lui-même seulement sur la pièce commencée, il constitue non seulement sa signature mais aussi son engagement sur le bon aloi de l'objet. Il se compose le plus souvent de ses initiales accompagnées d'une fleur de lis surmontée d'une couronne et de deux grains de remède (voir ce terme) en fait, deux points indiquant le seuil de tolérance par rapport au titre de métal, et très souvent d'un petit motif (étoile, fleur, vase ) signe distinctif et personnel, le "différent" ou "devise". Après 1797, le poinçon de maître prend sa forme losangique.
Poinçon de charge : Second poinçon apposé sur la pièce en cours de réalisation par le fermier général (en fait, son représentant) depuis 1672 en soumission de la taxe à acquitter au profit du royaume (ou de l'Etat). Il est représenté par une lettre majuscule définitivement choisie pour chaque généralité (A pour Paris, K pour Bordeaux, ...etc.) et plus ou moins ornementée. Le graphisme change avec chaque nouvel intendant ou fermier général. C'est le plus important des poinçons en taille.
Poinçon de jurande (ou de maison commune ou lettre-date) : Il est frappé par les jurés-gardes désignés par la corporation et formant la jurande. Il garantit le titre du métal utilisé et qui est testé. Il comprend une lettre (d'où son nom de lettre date ou lettre annuelle) changée théoriquement chaque année et accompagnée ou pas d'une autre lettre ou d'un motif symbolisant la ville de jurande. Le graphisme des lettres est changé tous les 23 ans, ce qui présente toute garantie, normalement, pour dater les pièces. Les mêmes lettres ne sont pas utilisées en même temps dans chaque Généralité, et pour pouvoir trouver la date équivalente il est nécessaire de posséder les documents d'archives de référence : registre d'insculpation des poinçons, plaques d'insculpation, en cuivre notamment.
A partir de 1784, ce système est remplacé par les poinçons présentant un motif symbolique avec le millésime apparent.
Poinçon de décharge : C'est le plus petit des poinçons et aussi celui qui est le plus nettement lisible car on l'apposait après que la pièce ait été terminée. Il représente souvent une petite tête, humaine, animale, une fleur, un vase, ...etc. Il change en même temps que le poinçon de charge et donne la preuve que l'orfèvre, en acquittant la taxe, est déchargé de toute obligation fiscale vis à vis du pouvoir.
Depuis la Révolution Française, ce système s'est simplifié mais à perdu en précision en instituant :
Depuis 1838, le poinçon à tête de Minerve, modifié seulement en 1973, réunit à la fois le titre (indiqué par le chiffre 1 ou 2) et la garantie. Il sera donc fort difficile de dater les pièces sorties durant cette longue période et portant seulement en plus le poinçon de maître orfèvre. Le poinçon de garantie est apposé au bureau de la garantie qui dessert généralement plusieurs départements.
Insculper : Apposer son poinçon en le frappant d'un coup sec, sur la pièce ou sur la plaque d'insculpation en cuivre qui, en tant que document officiel, devait conserver l'empreinte de la marque en face du nom de l'orfèvre. Malheureusement, beaucoup d'entre-elles ont disparu ainsi que les procès-verbaux et registres d'insculpations conservés au siège de la Monnaie ou dans les juridictions.
Repoussé :
Technique de décoration en orfèvrerie consistant à repousser
le métal par l'envers avec des outils en métal ou en bois dur,
dans des moules ou matrices. Ceci permet d'obtenir un décor en relief
plus ou moins accentué qui sera rehaussé par la ciselure et la
gravure. Comme la ciselure, le repoussé est une déformation du
métal mais ne procède pas par enlèvement de matière
comme la gravure.
Titulus : Ecriteau fixé au sommet de la croix et portant les lettres
INRI qui sont les abréviations de la phrase latine Iesus Nazarenus Rex
Iudaeorum (Jésus de Nazareth Roi des Juifs).
Vermeil : ou argent doré, ou dorure au mercure. Procédé qui consiste à dorer l'argent en frottant un amalgame d'or et de mercure sur la pièce à dorer, puis à chauffer le tout pour faire évaporer le mercure. L'or ainsi fixé est ensuite bruni (polissage à l'agate). Ce procédé, dangereux pour la santé, n'est pratiquement plus utilisé. Le vermeil moderne utilise le procédé de l'électrolyse qui permet aussi l'argenture sur métal (bronze, laiton).
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Anciens et nouveaux. Choix
d'uvres acquises par l'Etat ou avec sa participation de 1981 à
1985, Grand Palais, Paris, 1985-1986
L'orfèvrerie parisiennne de la Renaissance, trésors dispersés, Centre culturel du Panthéon, Mairie du Ve arrondissement, 1995