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Depuis la préhistoire on brode pour décorer les étoffes. On sait par les textes que Babylone puis Byzance pratiquent avec luxe
Aux
XVIIe et XVIIIe siècles, la broderie est pratiquée partout
et pour tout ; elle continue à être employée pour décorer
les objets destinés au culte et elle se déploie avec luxe sur les vêtements et dans l'ameublement.
Au XIXe, elle devient un travail et un passe-temps pratiqués par
les femmes. De nos jours elle n'est plus enseignée à l'école
comme auparavant, mais elle connaît un regain de popularité.
La
broderie est le moyen le plus simple pour orner un tissu. Il suffit d'une
aiguille (d'abord en os, puis en bois, et maintenant en métal),
de fils
de laine, de lin, de coton ou de soie, fibre luxueuse introduite de Chine
en Occident au VIe siècle. Pour les ouvrages les plus précieux,
on utilise également des fils d'or ou d'argent.
La broderie forme toujours un ornement plus ou moins en relief selon le point utilisé.
Point arrière
Pour obtenir le point arrière on fait ressortir le fil sur le dessus du tissu, puis on pique en arrière du fil pour faire ressortir l'aiguille à une distance double en avant du premier passage. Le point arrière se travaille de droite à gauche. Le point de piqûre est un point arrière qui constitue une ligne quasiment continue car on repique dans le trou du point précédent.
Le point de bourdon
Pour obtenir le point de bourdon, on fait un point de devant, sur lequel on réalise un point lancé qui doit rester parallèle et vertical. Le point de devant a pour fonction de donner du relief à la broderie : on le nomme " bourrage ".
Le point de chaînette
Pour obtenir le point de chaînette on exécute un point arrière et on fait passer le fil sous l'aiguille avant de la retirer complètement du support. Ce point peut être fait à l'aiguille ou au crochet ; il porte alors le nom de point de Beauvais.
Le point de cordonnet
Le point de cordonnet est semblable au point de bourdon. Il est réalisé avec un point lancé régulier. On commence par faire un point de devant qui forme le " bourrage ", sur lequel on pique l'aiguille à ras des points, puis on serre les points verticaux de manière à dissimuler entièrement le rang de base.
Le point de croix
Le point de croix est l'un des points de broderie les plus simples. Il est constitué par deux points obliques qui se croisent en leur milieu et forment une croix, d'où son nom. De ce point découlent différents points tels que le point de croix à double face, le point natté slave, le point natté d'Alger.
Le point de devant
Le point de devant ou appelé point avant est le point de base de beaucoup d'autres points de broderie. Il s'obtient en traversant le tissu dessus puis dessous.
Le point de feston
Pour obtenir le point de feston on exécute un point lancé et à l'endroit où ressort l'aiguille on passe l'aiguille de façon à réaliser un nœud.
Le point lancé
Le point lancé est pratiqué pour recouvrir les parties pleines du motif à l'aide d'un point de devant.
Le passé plat
Le passé plat est un point lancé qui recouvre le dessin d'une succession de points régulièrement couchés à plat les uns à côté des autres.
Le passé remordu
Le passé remordu s'exécute du haut vers le bas en piquant entre deux points dans la rangée précédente. Il donne des effets nuancés à la broderie. On le nomme donc passé remordu nuancé ou ombré.
Le point de sable
Le point de sable est un point arrière plus ou moins espacé selon les besoins du motif à broder
Le point de tige
Le point de tige est l'un des points de contour les plus connus. Il faut piquer l'aiguille en l'inclinant légèrement par rapport au tracé. Les points doivent rester relativement courts et réguliers. Il se travaille de bas en haut, avec un mouvement d'avant en arrière.