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Ce musée est aujourd'hui engagé dans une profonde restructuration.
La préparation de ce chantier est l'occasion de réfléchir
posément sur l'accrochage des collections Beaux-Arts. Pour
un ensemble aussi homogène que la collection Fiocchi, il est
apparu pertinent de revenir aux canons esthétiques du dix-neuvième
siècle.
Le nouvel accrochage superpose les uvres, crée des rapprochements
étroits entre les tableaux qui sont présentés
sur un fond de velours cramoisi. Ce parti pris va à l'encontre
de la muséographie du vingtième siècle. Celle-ci,
réagissant justement contre l'entassement, avait tenté
de libérer l'uvre d'art en lui donnant souffle et espace.
Ce faisant elle contribuait aussi à sacraliser l'objet en l'isolant.
L'accrochage
resserré constitue un autre modèle culturel, à
partir des tableaux se compose une sorte de tapisserie et les rapprochements
permettent de créer du discours, un dialogue entre les uvres
qui favorise aussi les comparaisons stylistiques. Or, c'était
bien le propos de Fiocchi que de constituer un échantillon
des grands exemples du passé et de la peinture de son époque.
Par sa diversité sa collection permet de juger des peintres
dessinateurs et des peintres coloristes, des fervents du réalisme
et des partisans de l'idéalisation.
La restituer dans un accrochage dix-neuvième, c'est lui rendre
un peu de sa première identité qui la situait
au confluent de la délectation, de l'érudition et du
modèle didactique.
©
Musées de la ville de Rochefort©Conseil des Musées de Poitou-Charentes
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