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Rome,
riche de sa brillante histoire, a toujours suscité l'admiration et
la convoitise de ses voisins européens et, notamment, du monde artistique.
Ainsi, faute d'une conquête politique, Charles VIII, Louis XII et
François Ier importent une certaine vision d'un art brillant. Mais
il faut attendre 1540 et l'arrivée d'artistes italiens à Fontainebleau,
et notamment celle de l'architecte Sebastiano Serlio pour que la Renaissance
italienne trouve un écho concret en France.
Avec elle renaît également l'intérêt porté
à l'antiquité gréco-romaine, qui fournit de nombreux
modèles aussi bien dans le domaine des beaux-arts que dans l'architecture.
Dans cette discipline, les Dix Livres d'architecture de Vitruve
et le De re ædificatoria d'Alberti s'imposent comme des ouvrages
fondamentaux pour la mise en place d'une esthétique du Beau, de
l'Ornement, et de l'Ordre. La recherche des proportions idéales
devient la préoccupation essentielle des architectes.
Dans ce contexte, naît une querelle entre les Anciens, défenseurs
de l'architecture romaine et les Modernes auxquels se rallient les Français,
convaincus de l'hégémonie de l'architecture grecque.
Au sein de ce débat, Jean-Baptiste Piranèse se situe évidemment
du côté de Rome comme en témoignent entre autres ses
célèbres Vues de Rome. L'architecture grecque est
évoquée grâce à quelques vues de l'Acropole
d'Athènes par Ascolini.
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