Le 18e siècle est l'une des périodes de l'Ancien Régime
les plus difficiles à appréhender.
D'un premier abord, l'époque paraît insouciante. Le pays
est en paix, la population s'accroît et jamais
les rentiers,
aristocrates ou bourgeois, n'ont autant perçu de leurs propriétés.
L'aspect des villes se modifie, les beaux hôtels et les superbes
demeures des parlementaires
se multiplient dans les capitales locales.
Malheureusement, cette façon de vivre n'exprime que les goûts
de la riche noblesse et des détenteurs du pouvoir et dissimulent
les lézardes qui
ébranlent l'ordre social et politique.
La campagne reste cultivée par des paysans, écrasés
d'impôts.
Ils ne sont pas propriétaires de leurs terres et ne conservent
de leur travail
qu'un très mince pourcentage.
Quoiqu'il en soit, le 18e siècle reste un siècle dynamique
au cours duquel
la mobilité entre les différentes couches sociales s'accentue
pour qui possède,
à défaut d'argent, du talent ou de l'esprit.