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Les
théories de Newton considèrent que la Terre n'est pas
tout à fait sphérique, mais un peu aplatie aux pôles.

L'Académie des Sciences de Paris décide, en 1735, de le
vérifier. Elle charge deux expéditions de mesurer le degré du méridien : l'une conduite par Pierre Bouguer
(géophysicien français, 1698-1758) et par Charles de La Condamine (géodésien et naturaliste français,
1701-1774) va près del'équateur, l'autre dirigée
par Pierre de Maupertuis (mathématicien français, 1698-1759)
le fera près du pôle .

A leur retour, ils publient La Figure de la Terre illustrée
de cartes détaillées des régions traversées et confirmant l'aplatissement de
notre planète.
En
quelques décennies, la cartographie fait un pas
de géant. Les applications de la géométrie, l'utilisation
d'instruments de visée et de mesure très précis
et une meilleure
connaissance du ciel et des étoiles permettent de mesurer la
Terre.
La
méthode utilisée est celle de la triangulation
: lorsque l'on connaît les angles d'un triangle et la mesure de l'un de ses côtés,
il est facile de calculer
les deux autres. Il suffit donc de couvrir la région à
mesurer d'un réseau de triangles dont les sommets sont des points repérables de loin (clochers, tours
). Puis, on évalue les angles de tous ces
triangles.
Par arpentage on mesure la longueur d'un des côtés pour
pouvoir déduire toutes les autres distances et ainsi connaître
avec précision les dimensions et la forme d'un territoire.
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