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Au 5e siècle, l'empire se morcelle ; l'autorité de frappe n'est plus unique mais multiple.
L'autorité royale s'effrite, les types sont divers, les styles régionaux s'affirment en même temps que les courants commerciaux se dessinent.
Les mérovingiens utilisent les SOUS et surtout le TRIEN
L'effigie royale apparaît en buste mince et s'orne parfois d'une croix pectorale.
Cependant, les monnaies royales ne sont pas les plus nombreuses. A la fin du 6e siècle, les monnaies portent un nom de lieu et un nom de monétaire.
Les carolingiens font du DENIER la base du système monétaire occidental. Ils en précisent le poids, organisent l'administration monétaire, règlementent le nombre d'ateliers et luttent contre les faussaires. L'aspect extérieur de la monnaie s'améliore, et les types s'uniformisent.
Jusqu'au 13e siècle, le denier est utilisé dans toute l'Europe occidentale.
Une certaine liberté est concédée aux monnayeurs pour disposer le nom du roi et celui de l'atelier. On constate cependant que le nom du roi, carolus, se présente toujours de la même façon.
Le denier reste une monnaie essentiellement épigraphique où la croix et le monogramme prédominent. Le roi apparaît en buste lauré, vêtu du paludamentum, portant une moustache.
Est-ce un portrait véritable ou une simple représentation de la personne royale ?
A cette époque, 10 ateliers mentionnés par édit et travaillant chacun pour une région ont le droit de frapper monnaie. Les seigneurs de ces régions, les églises et abbayes s'emparent du droit de frappe .
Le titre de rex (roi) distingue les monnaies royales des autres pièces féodales. Il faudra attendre le règne de Philippe Auguste pour parler de système monétaire véritablement royal.
Au 12e siècle le denier n'a plus de réelle valeur et le besoin d'une nouvelle monnaie se fait sentir.
C'est en Italie qu'une monnaie plus lourde, le GROS est frappé pour la première fois. C'est aussi dans ce pays que l'on se remet à frapper l'or. En France, saint Louis crée le gros d'argent valant 12 deniers et l'écu d'or valant 10 sous.
La qualité de fabrication s'améliore.
Les types armoiriés et l'héraldique envahissent le champ des monnaies.Le roi y apparaît en majesté.
Chaque dynastie va porter ses armes sur ses monnaies. Le lys est l'emblême royal. Lions, léopards et agnel sont aussi très répandus. La décoration suit l'exemple de l'art gothique (pinacles, polylobes, arcades, flêches pyramidales, rosaces, croix fleur ronnées). Il se dégage de ces pièces une impression de majesté, de force, de richesse.
Dans les monnaies frappées par les seigneurs, on peut distinguer toute la puissance d'une dynastie, mais on ne rencontre pas de véritables portraits. Il n'y a aucun des traits spécifiques d'un homme dans ces rois ou ces princes.
Les ateliers monétaires fonctionnent selon le système de la ferme. Le fermier, l'entrepreneur, s'engagent à convertir en monnaies de poids et de titre donnés , les matériaux précieux qui lui sont apportés. Les machines sont fournies par le souverain. Pour contrôler la frappe, la Chambre des Monnaies est créée en 1358. Les ouvrier monnayeurs jouissent de l'immunité fiscale et sont exemptés de péages. Saint Eloi est leur patron.