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LA CIRCULATION MONETAIRE
(ancien régime)

1-     Le réseau routier et fluvial :

Depuis le 15e siècle, le réseau routier, s’est beaucoup developpé, et constitue, aurour de la capitale, un réseau concentré. Rouen est à 12 jours de Lyon, l’aller-retour de Lyon à Marseille se fait en 1 mois.

Les bateliers des 4 grands fleuves s’associent, le trafic fluvial s’en ressent. A Paris, en 1504, il est le double de celui de 1475.

Sous Louis XIV, l’effort est mis sur l’aménagement du territoire : construction de routes et de canaux, aménagement urbain, grands travaux.

2-     Le réseau international :

C’est la quête de l’or qui fut l’un des ressorts principaux des grands voyages d’exploration du 15e siècle. L’effet le plus net de cette augmentation en or du stock monétaire européen fut la hausse des prix : ils quadruplèrent en Espagne (principal bénéficiaire de ce trafic) de 1500 à 1620, et, dans les autres pays, en proportion de l’intensité de leurs liens économiques avec l’Espagne.

Depuis le 16e siècle, le commerce maritime constitue une des ressources fondamentales du pays. Des accords internationaux règlementent ces échanges. Pour protéger ses navires et leur cargaison, la France adopte l’assurance maritime. Ce siècle voit aussi la victoire du crédit. En effet, les patrons de navire font appel à des prêteurs pour les aider à supporter les frais de l’armement du bateau et l’achat d’une cargaison.

Au 18e siècle, un secteur capital de l’économie vit du commerce des manufactures, dont les fournisseurs et les marchés principaux se trouvent dans les territoires d’outre-mer : Amérique, Antilles, Inde. Le gouvernement veille à ses débouchés extérieurs en règlementant les produits de qualités issus des corporations et des manufactures privilégiées ou royales

Deux routes principales : vers l’Ouest et vers l’Est.

A l’Ouest, l’activité commerciale internationale est dominée, aux 17e et 18e siècles,  par le commerce triangulaire qui consiste à aller échanger sur les côtes africaines des produits européens contre des esclaves. On transporte ceux-ci aux Antilles pour les y vendre et on ramène en Europe des produits antillais comme le sucre et le cacao. Des compagnies coloniales pour l’exploitation du Canada et du commerce atlantique sont créées. C’est un secteur qui assure des débouchés aux productions spécialisées et ramène des produits de luxe et des matières premières comme le sucre et la mélasse.

A l’Est, la route des épices à travers le Moyen-Orient et la Méditerranée, via le détroit de Gilbraltar, reste pour la France une des routes de la richesse. Richelieu envoie des vaisseaux en Russie pour établir dans ce pays un autre relais, pour le commerce des pays d’Extrême-Orient. Vers 1740, la Compagnie française des Indes commence, une politique expansionniste qui se double d’un réveil très net du commerce français dans le Levant.

Le secteur du commerce étend ses champs d’action, accroît le nombre de ses navires et modernise ses méthodes (le système de Law). Malheureusement, il est soumis aux aléas des transports maritimes, des places de commerce étrangères, de la conjoncture internationale.

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