document administratif - Acte de naissance de Paul Ramadier

Titre :

Acte de naissance de Paul Ramadier

Dénomination : document administratif
Auteur - Exécutant : Morillon Jean (2) (photographe)
Désignation
Numéro d'inventaire : MAH.1947.13.1
Autre n° : 1629
Domaine : photographie, ethnologie
Matières : papier
Techniques de réalisation : procédé argentique
Dimensions et formes : H. 12,5 ; L. 17,8
Sujets représentés : administration, homme politique
Description :

Photographie en noir et blanc de l'acte de naissance de Paul Ramadier qui fut notamment président du Conseil des ministres en 1947

Type d'inscription : titre, Texte
Transcription des inscriptions :

NAISSANCE de Paul Ramadier

L'an mil huit cent quatre-vingt-huit le dix-huit du mois de mars sur les deux

heure du soir pardevant nous, Georges Ernest Brard [...]

est comparu Charles Joseph Ramadier [...]

lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin qui a déclaré être né le dix-sept mars

courant à sept heures du soir en cette ville, à Lafond[...] fils

de Marie Alix Adélaïde Rosalie Ramadier [...]

signé Le présent acte après qu'il leur en a été fait lecture

(signatures : Ramadier ; Chauvelot ; Rolland . Brard)

 

STUDIO MORILLON

LA ROCHELLE 

REPRODUCTION INTERDITE (tampon au revers)

Données sur l'exécution
Lieu de création - d'exécution : La Rochelle (Charente-Maritime, ville)
Date d'exécution : en 1947
Sources de la représentation : Paul Ramadier, né à La Rochelle le 17 mars 1888 et mort à Rodez le 14 octobre 1961, est un homme politique français. Fils d'un psychiatre, il devient avocat, docteur en droit romain. Défenseur des coopératives, il est militant socialiste dès 1904 et député socialiste de l'Aveyron de 1928 à 1940, de 1945 à 1951 et de 1956 à 1958. Mobilisé en 1914 comme sergent d'infanterie, il est grièvement blessé. Sa conduite lui vaut la Médaille militaire et la Croix de guerre1. Favorable à la participation des socialistes au pouvoir, il quitte la SFIO pour rejoindre l’Union socialiste républicaine. Il fait partie du gouvernement Léon Blum en 1936 comme sous-secrétaire d’État (mines, électricité et combustibles liquides) puis du gouvernement Camille Chautemps comme sous-secrétaire d'État aux Travaux publics. Sous le Front populaire, il fait adopter d’importantes lois sociales. Il prépare notamment une loi sur les accidents du travail, la retraite et les 40 heures. Il est ministre du Travail de janvier à août 1938 dans le cabinet Édouard Daladier, puis démissionne quand celui-ci remet en cause la semaine de 40 heures qui est au cœur des réformes lancées par le Front populaire. Il refuse avec véhémence de reconnaître les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940 et participe à la Résistance. Il rejoint de nouveau la S.F.I.O. pendant l’Occupation. Son action en faveur des Juifs lui a valu d'être inscrit sur la liste des Justes parmi les nations à Yad Vashem. À la Libération, il est ministre du Ravitaillement de novembre 1944 à mai 1945 (gouvernement de Gaulle) et se voit surnommé « Ramadan » ou « Ramadiète », bien qu'il donne l'exemple en travaillant dans un bureau non chauffé ; il occupe le ministère de la Justice en décembre 1946-janvier 1947 (ministère Léon Blum). En 1947, après l’adoption de la Constitution de la IVe République, il est le premier président du conseil. Il est ministre de la Défense en 1948-49 (gouvernement Henri Queuille) et des Affaires économiques et financières en 1956-1957 (gouvernement Guy Mollet). Il participe en mai 1948 au Congrès de La Haye. Confronté à d'énormes difficultés dans tous les domaines comme chef de gouvernement, véritable bourreau de travail, il écarte les communistes de son gouvernement mettant ainsi fin au tripartisme (P.C.F., S.F.I.O., M.R.P.), fait voter le statut de l’Algérie et l’adhésion de la France au Plan Marshall. Il envoie l'armée pour mettre fin à l'insurrection malgache. Les crimes de guerre commis à cette époque (mille à deux mille victimes) ont été attribués par erreur au commandement militaire, voire au gouvernement Ramadier, alors qu'ils sont le fait de soldats incontrôlés2. Il se retire cette même année, officiellement en raison de la persistance des grèves. Sous le gouvernement Mollet, il a la lourde tâche de financer la politique sociale alors que la guerre d'Algérie vide les caisses publiques. Son nom est par ailleurs associé à la vignette automobile, introduite en 1956. Maire de Decazeville de 1919 à 1959, il a également été franc-maçon3 (initié le 22 février 1913 à la "Parfaite Union" de Rodez et vénérable de la "Nouvelle Cordialité" à Villefranche-de-Rouergue4).
Siècle ou millénaire : 2e quart 20e siècle
Administration
Localisation de l'objet : musée d'Orbigny-Bernon (La Rochelle, bât.)
Propriétaire : La Rochelle propriété de la commune
Date d'acquisition : achat le 10 juillet 1947
Service gestionnaire : musées d'Art et d'Histoire de La Rochelle
© Alienor.org, musées d'Art et d'Histoire de La Rochelle

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