tableau -  Madame Adélaïde en Diane ou Madame Adélaïde sous la figure de Diane

Titre :

 Madame Adélaïde en Diane ou Madame Adélaïde sous la figure de Diane

Dénomination : tableau
Auteur - Exécutant : Nattier Jean-Marc (peintre)
Désignation
Numéro d'inventaire : MNR 81
Autre n° : D.952.1.2 ; 265 (Krefeld) ; 471 (Central collecting point de Munich)
Domaine : peinture, arts
Matières : toile (support)
Techniques de réalisation : peinture à l'huile
Dimensions et formes : H. 123,9 ; L. 97,3 / H. 119.5; L. 151 (cadre)
Sujets représentés : portrait, Adélaïde, femme, assis, de trois-quarts, allégorie, Diane, carquois, flèche, paysage, arc, croissant, chasse
Description :

Portrait de caractère en pied de Madame Adélaïde (1732 - 1800), assise adossée à un arbre, les jambes allongées et croisées. Elle porte les attributs du personnage mythologique de Diane : un croissant dans les cheveux, un arc tenu de la main gauche et un carquois posé au sol près de sa main droite. Elle est vêtue d'une chemise blanche retenue par une peau de bête à la ceinture et d'un drapé de soie rose ; elle est chaussée de sandales. Elle est figurée de trois quarts face et s'insère dans un paysage bucolique.
Le portrait de Madame Henriette en Flore peint en 1742 pour la reine avait donné totale satisfaction aux membres de la famille royale. Aussi, trois années après, Nattier recevait-il une importante commande de sept nouveaux tableaux. parmi ceux-ci, on comptait une réplique de la toile de 1742 et, en pendant, une autre effigie inédite décrivant Madame Adélaïde sous la figure de Diane. De format chantourné, les deux toiles étaient destinées à orner en dessus-de-porte la chambre de Louis XV dans son appartement de l'aile droite du grand château à Choisy. La composition comme le propos historié s'étaient imposés puisqu'il avait fallu respecter le parti adopté dès 1742. Madame Henriette paraissait en Flore. Elle était représentée en pied, allongée dans un paysage. Madame Adélaïde, sa cadette, fut donc décrite de la même manière, mais avec les attributs de Diane, le croissant de lune dans les cheveux, l'arc et les flèches de la déesse chasseresse, la peau de léopard drapée autour du torse. Le choix du travestissement pouvait s'expliquer de différentes manières : il était alors particulièrement à la mode, plusieurs dames de la cour ou de la société parisienne ayant déjà demandé à paraître de la sorte ; il mettait particulièrement en valeur le corps de la jeune fille ; enfin, il pouvait souligner un caractère plus entier que celui de son aînée, plus discrète et d'un tempérament plus doux. Tout au long des décennies suivantes, Nattier fut appelé à fixer les trait des Filles de France. Tour à tour, elles parurent au naturel, à l'exemple de leur mère Marie Leszczynska qui avait demandé en 1748 à être représentée en habit de ville, ou bien encore avec les artifices du travestissement mythologique ou allégorique. En 1750-1751, le peintre livrait quatre portraits de Mesdames Infante, Henriette, Adélaïde et Victoire incarnant les Quatre Éléments : le Terre, le Feu, l'Air et l'Eau. Le choix de l'allégorie avait été le fait de Nattier car le commanditaire, le dauphin Louis de France, frère des princesses, n'avait souhaité pour orner les dessus-de-porte de son gand cabinet à Versailles que des répliques d'oeuvres existantes.

Type d'inscription : signature, date
Transcription des inscriptions :

Nattier 1745 (S.D.b.g.)

Onomastique : Nattier Jean-Marc
Données sur l'exécution
Date d'exécution : en 1745
Précision sur la genèse :

En septembre 1745, J.M. Nattier achève une réplique du portrait de Madame Henriette en Flore qu'il avait peint en 1742 ainsi qu'une composition inédite décrivant Madame Adélaïde en Diane. Ces deux toiles, conçues comme des pendants, sont destinées à prendre place dans la chambre à coucher du Roi Louis XV, au château de Choisy. Encastrées en dessus de porte, elles demeurèrent en place tout au long du 18e siècle. Autres versions à Florence (musée des Offices), Madrid (Palais-Royal). Réplique au château de Versailles (MV 3805)

Données sur l'utilisation
Précision sur l'utilisation : Peint pour orner la chambre à coucher de Louis XV à Choisy.
Précision sur l'utilisation seconde : En 1833, le portrait de Madame Adélaïde en Diane part pour Versailles par la volonté de Louis Philippe et intègre la collection `A toutes les gloires de France`. Il a donc remplacé un autre tableau dans la chambre du Roi à Versailles et a été répertorié sous inventaire du Roi Louis Philippe.
Administration
Localisation de l'objet : musée Bernard d'Agesci (Niort, bât.)
Propriétaire : État propriété de l'État
Date d'acquisition : mode d'acquisition particulier en 1950
Ancienne appartenance : Kaiser Wilhelm Museum de Krefeld le 20 janvier 1942 (265)
Musée du Louvre en 1950
Dépositaire de l'objet : conservation des musées de la Communauté d'Agglomération du Niortais
Date de dépôt : le 29 mai 1952
Service gestionnaire : Musée du Louvre
Documents et objets liés
Bibliographie : Versailles et l'Antique Paris 2012 (Page : 288-289)
Exposition : Versailles et l'Antique Versailles 2012 Numéro dans le catalogue : 201
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Musée Bernard d'Agesci - Communauté d'Agglomération du Niortais


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