portrait - Portrait de Nadine Duvignau/Portrait de Nadine Duvignau de Lanneau

Titre :

Portrait de Nadine Duvignau/Portrait de Nadine Duvignau de Lanneau

Dénomination : portrait
Auteur - Exécutant : Lacombe Georges (dessinateur)
Désignation
Numéro d'inventaire : 988.3.1
Domaine : dessin, arts
Matières : toile (support)
Techniques de réalisation : pastel
Dimensions et formes : H. 91 ; L. 71 (toile) . H. 101,5 ; L. 78 (marie-Louise) . H. 130 ; L. 106,5 (cadre)
Sujets représentés : portrait, femme, coiffure, chignon
Description :

Nadine Duvignau née Bon (1865-1938) est la nièce de Pierre Loti. elle épouse Gustave Duvignau. Nadine habite Versailles à partir de 1904 où elle tient salon. G. Lacombe fréquente les salons versaillais et grâce à un ami commun, le prince Bojidar Karageorgévitch, ami de Pierre Loti, il rencontre Nadine, dite "Ninette", Duvignau de Lanneau.
Ce portrait s'inscrit dans une période d'approche du néo-impressionniste, dans l'importance accordé à la clarté, à la lumière ambiante baignant le modèle dans une grande impression de vie et de sensibilité.

Type d'inscription : signature, dédicace
Transcription des inscriptions :

A Madame Duvignau hommage de respectueuse amitié Georges Lacombe. (b.d.)

Onomastique : Bon Nadine (sujet) ; Lacombe Georges (peintre)
Données sur l'exécution
Lieu de création - d'exécution : Versailles (Yvelines, ville)
Date d'exécution : entre 1904 et 1905
Siècle ou millénaire : 1er quart 20e siècle
Précision sur la genèse :

Georges Lacombe, artiste mondain fortuné ne chercha pas à vendre ses œuvres. Il est davantage connu de nos jours en tant que sculpteur. Mis en rapport par Séru­sier avec le groupe des Nabis de Pont-Aven en 1892, il s'intéressa à la sculpture sur bois en bas-relief. Les quatre panneaux sculptés du Musée d'Orsay consacrés à la vie de l'homme évoquent le mieux son art influencé par Gauguin et le mouve­ment symboliste.
De 1901 à 1914, Lacombe participe aux Salons : il expose des portraits (Georges Bertrand, l'acteur Antoine ... ) et des paysages de la forêt d'Ecouves, près d'Alençon, où il réside principalement après son mariage. Ses compositions.les plus célèbres s'inspirent du japonisme fin de siècle (La Mer Jaune et la Marine bleue, effets de vagues (1892), du Musée de Rennes). Attiré par le synthétisme (/a forêt au sol rouge), il a été aussi très inspiré par le néo-impressionnisme vers 1905 : Edmond Cross, et Théo van Rysselberghe principalement, lui ont permis d'affirmer son goût pour la peinture claire et la fidélité du réel.

Le Portrait de Madame Duvignau, daté de 1904, s'inscrit dans cette période d'ap­proche du néo-impressionnisme par l'importance accordée à la clarté, à la lumière ambiante baignant le modèle dans une grande impression de vie et de sensibilité.
Georges Lacombe, à l'exemple de sa mère, elle-même peintre, fréquente les salons versaillais et grâce à un ami commun, le prince Bojidar Karageorgévitch, ami de Pierre Loti, il put rencontrer Nadine, ou Ninette Duvignau (1865-1938), nièce de !'écrivain et qui tenait elle-même un salon à Versailles.
L'artiste a choisi de représenter son modèle sur un fond clair et nu, en vert-gris estompé. Inscrite dans le tableau en une ligne diagonale, la robe noire s'en détache vivement et contraste avec la chair laiteuse : les bras, le visage sont traités en une délicate juxtaposition de touches claires. L'utilisation du pastel traduit ici merveilleusement le modèle et l'aspect diaphane de la peau, baignée de lumière. La finesse des mains, admirablement traitées, la douceur du regard gris, les reflets châtains des cheveux révèlent une grande maîtrise à rendre à chaque matière sa propre spécificité.

Cette œuvre démontre et confirme le talent de Georges Lacombe, capable de traduire simplement la personnalité de Madame Duvignau, sa beauté et sa grâce. L'élégance de la robe, le raffinement de la pose, l'intelligence et la sensibilité du regard sont traduits avec aisance et délicatesse. A l'aspect naturaliste s'ajoute un soupçon de préciosité que complète la Marie-Louise d'origine, en soierie japo­naise, qui relève les teintes noires et vertes du tableau. Le détail rappelle d'une part l'engouement des européens à la fin du XIX• siècle pour l'orientalisme et d'autre part les voyages qu'effectua Nadine Duvignau lors des différentes missions de son mari.
A la fois intime et presque officiel, ce portrait, sur lequel on ne trouve aucune trace de stylisation, est l'un des plus beaux que l'artiste ait pu réaliser au cours de sa période néo-impressionniste, peu connue dans son œuvre. Son talent est admira­blement démontré avec ce pastel, œuvre de maturité d'une parfaite maîtrise. (Marie-Pascale Bault)

Administration
Localisation de l'objet : réserves muséographiques (Rochefort, bât.)
Propriétaire : Rochefort propriété de la commune
Date d'acquisition : achat en vente publique avec le concours du FRAM le 23 septembre 1988
Service gestionnaire : musée d'Art et d'Histoire de Rochefort-sur-Mer
Documents et objets liés
Bibliographie : Musée Lambinet, 1984_2 (Page : Musée Lambinet, 1984, p. 18 ; Ansieau, 1998, p. 153 ;)
Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle d'Alençon, 1992_2 (Page : Musée Lambinet, 1984, p. 18 ; Ansieau, 1998, p. 153 ;)
Ansieau, 1998_2 (Page : Musée Lambinet, 1984, p. 18 ; Ansieau, 1998, p. 153 ;)
Gendre C Ansieau J 1984 (Page : pp.133-134)
Exposition : Exposition itinérante du F.R.A.M._1
Objets liés : photographie sur plaque de verre - Portrait en pied de Nadine Duvignau, la nièce de Pierre Loti (titre factice)
photographie sur plaque de verre - Portrait de Nadine Duvignau, la nièce de Pierre Loti (titre factice)
© Alienor.org, Musée d'Art et d'Histoire de Rochefort

M0830_988.3.1 Portrait de Nadine Duvignau, nièce de Loti par G. Lacombe (988 .3.1)
Musées municipaux de Rochefort


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