tableau - Sibylle Tiburtine

Titre :

Sibylle Tiburtine

Dénomination : tableau
Auteur - Exécutant : anonyme (peintre)
Vignon Claude (d'après)
école française
Désignation
Numéro d'inventaire : 2018.0.12
Domaine : peinture, arts
Matières : toile (support)
Techniques de réalisation : peinture à l'huile
Dimensions et formes : H. 171.5 ; l. 96
Sujets représentés : jeune femme, draperie, plume, perle, turban
Description :

Jeune femme en pied au canon allongé, en mouvement, vêtue d'un drapé collant et d'une parure originale (un turban agrémenté de perles et de plumes)

Type d'inscription : inscription
Transcription des inscriptions :

Sybille Tiburtine (en partie amputée suite au changement de format)

Données sur l'exécution
Date d'exécution : avant 1686
Siècle ou millénaire : 17e siècle
Précision sur la genèse :

Albunéa, plus connue sous le nom de sibylle tiburtine, est une nymphe qui compte parmi les plus fameuses sibylles de l'antiquité romaine grâce à ses dons de prophétie. Elle rend ses oracles dans un bois près de Tibur (aujourd'hui Tivoli).

Le thème des sibylles, prophétesses païennes qui annoncent la venue de Jésus-Christ, fut remis en vogue en Italie dans la seconde moitié du 15e siècle. "Traité alors par les plus grands artistes de la Renaissance italienne, diffusé en Europe et en vogue en France surtout à partir de l'époque de François 1er et de Louis XIII, ce thème semble avoir ensuite été négligé. C'est grâce aux compositions de Claude Vignon (1593-1670) qu'il retrouve sa fortune dans l'art français. Au cours des années 1630, il prend d'ailleurs une coloration tout à fait particulière : ces personnages mythologiques, vus par l'Eglise comme des annonciateurs du Christ, ont désormais un rôle également prémonitoire , par rapport à la naissance du Dauphin" P. Pacht Bassani, Claude Vignon, 1593 - 1670, Paris, 1992, p. 293.

Notons que dans sa suite de sibylles, Claude Vignon se donne une grande liberté iconographique en modifiant souvent les attributs de chaque figure. Exemple : il représente la Sibylle Persique tenant un livre à la main et non pas une lanterne comme le veut la tradition.

La grande chambre du château de la Meilleraye (Parthenay) se situait du côté de l'Orangerie : comme souvent les plus beaux appartements étaient à l'étage; bénéficiant ainsi d'une vue surplombant les jardins. Si l'on y trouvait qu'une petite table et aucune tapisserie, c'est qu'elle était ornée de tableaux, vraisemblablement enchâssés dans des boiseries comme au cabinet des Muses d'Oiron. En 1776, cette chambre est boisée en partie et ornée de tableaux représentant des Sibylles (...) Les tableaux sont pourris par l'humidité et tombent en lambeaux.

Précision sur la datation : Crozet avait remarqué dans l'inventaire de 1686 la chambre dite des Sibylles
Administration
Localisation de l'objet : musée Bernard d'Agesci (Niort, bât.)
Propriétaire : Niort propriété de la commune
Date d'acquisition : saisie révolutionnaire en 1794
Ancienne appartenance : Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres entre 1904 et 1943
Société de statistique des Deux-Sèvres entre 1836 et 1892
Service gestionnaire : conservation des musées de la Communauté d'Agglomération du Niortais
© Alienor.org, Musées de la Communauté d'Agglomération du Niortais

M0841_2018-0-12-p1 Sibylle Tiburtine - anonyme - d'après Claude Vignon - Vue d'ensemble
musées de la Communauté d'Agglomération du Niortais


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