sculpture ; priant ; monument funéraire - Statue funéraire de Claude de l'Aubespine

Titre : Statue funéraire de Claude de l'Aubespine
Dénomination : sculpture, priant, monument funéraire
Auteur - Exécutant : Guillain Nicolas (sculpteur)
Désignation
Numéro d'inventaire : D820.1.1
Autre n° : 805-262 (Brouillet)
Domaine : sculpture, arts
Matières : marbre blanc
Techniques de réalisation : taille directe
Dimensions et formes : H. 138 ; l. 60 ; P. 107
Sujets représentés : statue, femme, agenouillé
Description : Cette statue en marbre blanc, grandeur nature, appartient au meilleur de la sculpture funéraire française du début du XVIIe siècle.
Le modèle, Claude de Laubespine (1550 - 1613) avait épousé en 1573 Emery de Barbezières, seigneur de Marigny-Chemerault (Vienne), maréchal des logis de la maison du roi. Veuve en 1609, demeurée sans enfant, elle obtint d'être inhumée dans une chapelle de l'église des Feuillants, à Paris. Son exécuteur testamentaire conclut un marché, le 24 mai 1614, avec le sculpteur Nicolas Guillain (v. 1550 - 1639) pour la réalisation du priant en marbre et du décor de toute la chapelle.
Actif principalement à Paris, Nicolas Guillain, dit Cambray, s'était spécialisé dans l'art funéraire. Ses oeuvres sont empreintes de vigueur et de réalisme. L'effigie de la défunte est agenouillée, les mains jointes en prière, la taille corsetée, la jupe élargie par le vertugadin, le cou enserré dans une fraise tuyautée ; son visage creusé, parcouru de rides discrètes et de veines qui palpitent à ses tempes, semble plongé dans une méditation sereine. Le sculpteur a su rendre le caractère digne du modèle aussi bien que la somptuosité du vêtement.
Lors des saisies révolutionnaires en 1791-1792, le priant fut transféré au dépôt des Petits-Augustins et entra dans les collections du premier musée des monuments français sur lequel régnait Alexandre Lenoir. Après 1816, il fut confondu avec la statue funéraire de Jeanne de Vivonne, réputée provenir de l'église des Cordeliers de Poitiers. Fort de cette fausse identité, le premier conservateur des collections municipales, l'abbé Gibault, réclama la restitution du marbre, transporté à Poitiers en 1819.
Ce n'est qu'au tout début du XXe siècle que la réelle identité du modèle fut retrouvée, grâce aux descriptions anciennes et à une gravure publiée par A.-L. Millin dans son premier volume des Antiquités nationales& en 1790.
La restauration menée en février par Brigitte Estève a rendu à cette statue tout son éclat. Le nettoyage, par l'application de produits non agressifs et de compresses humides, a éliminé l'encrassement profond du marbre, et révélé la finesse de l'épiderme.
Données sur l'exécution
Date d'exécution : avant le 1 janvier 1617
Siècle ou millénaire : 1er quart 17e siècle
Administration
Localisation de l'objet : musée Sainte-Croix (Poitiers, bât.)
Propriétaire : État propriété de l'État
Date d'acquisition : saisie révolutionnaire avant le 1 janvier 1820
Dépositaire de l'objet : Musée de la Ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l'Ouest
Date de dépôt : après le 1 janvier 1820
Service gestionnaire : Musée du Louvre
Documents et objets liés
Bibliographie : Brouillet P A 1884 (Page : n°805-262)
Crozet, 1936 (Page : 23-27)
BSAO 1924 (Page : 11)
© Alienor.org, Musée de la Ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l'Ouest

M0852_D820-1-1_R2007-4350 Statue funéraire de Claude de l'Aubespine, marbre blanc taille directe, Nicolas Guillain, 1er quart 17e siècle
Musées de la ville de Poitiers et de la Société des Antiquaires de l'Ouest


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