Iacovleff Alexandre

État civil : Iacovleff Alexandre
Type de personne : personne physique
Identification
Naissance : Né Saint-Pétersbourg (Saint-Pétersbourg, ville) le 25 juin 1887
Décés : décédé Paris (Paris, ville) le 12 mai 1938
Biographie :

Iacovleff est né à Saint-Pétersbourg en 1887. Il étudie le dessin à l’Académie des Beaux-Arts. Grâce à l’obtention d’une bourse, il part en Italie où il découvre les peintres de la Renaissance. Après un séjour de deux ans en Chine, à Pékin, en Mongolie, à Shangaï et au Japon, où ses talents de portraitiste sont remarqués, il s’installe à Paris.

En 1920, il présente pour la première fois dans une exposition les peintures et dessins qu’il a réalisés en Extrême-Orient. Cette exposition connaît un grand succès, confirmé par la publication de ses Dessins et Peintures d’Extrême-Orient chez Lucien Vogel.

C’est après avoir vu ses œuvres « ethnographiques » qu’André Citroën l’engage pour les Croisières Noire et Jaune. Peintre officiel des expéditions, il est chargé par le Ministre des Beaux-Arts de fixer par le pinceau, les mœurs et coutumes indigènes en voie de disparition.

Alexandre Iacovleff est aussi apprécié pour ses qualités : Joseph Kessel, rencontré dans un train, évoque sa netteté physique et morale, son exceptionnelle loyauté, une exquise gentillesse et une bonnehumeur au-dessus de toutes les épreuves.

De chaque mission, Alexandre Iacovleff revient avec plus de 300 dessins, une centaine d’études en couleur et des dizaines de carnets de croquis zébrés de notes.

Grand dessinateur, il réalise ses portraits à la sanguine, matériau qui fait sa gloire, au sépia et au crayon. Parfois, à l’aide du pastel, il adoucit le trait, notamment pour indiquer les éléments de couleur des tissus. Il réserve l’huile au travail d’atelier, car elle est lente à sécher. Lors des étapes des expéditions, il prépare sa détrempe ou sa tempera (mélange de pigments avec un liant à base de jaune d’œuf, aquarelle ou gouache) qui sèche rapidement, technique héritée du monde grec antique, et enseignée par son maître Dimitri Kardowski à l’École des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg. C’est aussi dans cet atelier qu’il apprend la sanguine, qu’il maîtrise rapidement parfaitement.

L’œuvre d’A. Iacovleff est reconnue pour sa grande finesse, la délicatesse des traits de ses portraits.

 

L’artiste est aussi fin psychologue : à chacun de ses dessins, il manifeste une réelle empathie envers les personnes rencontrées et dévoile la personnalité profonde de chacun de ses modèles. Et si les portraits révèlent le caractère du modèle, les paysages semblent aussi posséder une âme, tant Iacovleff s’imprègne du lieu et de son histoire à l’image du dessin de Mossouril et ses palmiers élancés au bord de l’océan indien.

M0832_S2015-0090 Portrait photographique d'Alexandre Iacovleff
Musée de Saint Jean d'Angély


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