Rupin Ernest

État civil : Rupin Ernest
Type de personne : personne physique
Identification
Naissance : Né Brive-la-Gaillarde (Corrèze, ville) le 6 mai 1845
Décés : décédé Brive-la-Gaillarde (Corrèze, ville) le 24 octobre 1909
Biographie :

Connu comme ayant été  le premier conservateur du musée de Brive (actuel musée Labenche), Ernest Jean-Baptiste Rupin est né dans cette ville en 1845. Issu de la bourgeoisie locale, il fait des études de droit, doublées d’un cursus à l’École des Beaux-arts et de la fréquentation assidue des cours de botanique et d’anthropologie de la faculté de Toulouse. Chacune de ces spécialités vont se révéler utiles dans son futur parcours de conservateur : le juriste assure l’organisation administrative du musée, l’anthropologue s’initie aux études préhistoriques encore balbutiantes, le botaniste répertorie les plantes locales et le peintre découvre progressivement un médium nouveau et complémentaire à sa pratique de la peinture : la photographie.

 

De retour dans sa ville natale où il est nommé receveur judiciaire en 1873, il attend deux ans avant de démissionner et de pouvoir, grâce à ses rentes et à celles de sa femme (Joséphine Marie Augustine Mage, épousée en 1874), se consacrer pleinement à ses recherches. Entre 1875 et 1878, c’est le temps de la prospection, des rencontres avec les artistes et les scientifiques de la région. C’est probablement durant cette période d’émulation qu’Ernest Rupin se lance également dans l'exercice photographique.

 

Voyageur infatigable, il mêle excursion pédestre et expédition ferroviaire en fonction de son rayon d’étude et d'investigation. Il participe à de nombreux chantiers de fouilles dans les abords de Brive, il sillonne la Corrèze pour constituer un herbier et emprunte le très récent réseau ferré qui dessert progressivement le Sud-Ouest. À plus d’un titre, son action dépasse donc le périmètre de la commune de Brive et de ses environs, comme en témoignent les collections réunies au musée durant l’exercice de ses fonctions.

 

Auteur de nombreux articles, Ernest Rupin a publié plusieurs ouvrages de référence sur des sujets extrêmement variés comme le montrent les exemples suivants : Monographie des grottes creusées de main d’homme (1879), Le catalogue des plantes vasculaires de la Corrèze (1884), La sigillographie du Bas-Limousin (1886), L’Œuvre de Limoges (1890), L’abbaye et les cloîtres de Moissac (1897), Roc-Amadour : étude historique et archéologique (1904) ou encore La Corrèze Pittoresque (guide touristique édité de 1906 à 1909). Chercheur complet, il est également l’auteur d’eaux fortes et de dessins, le plus souvent réalisés à partir de ses propres clichés, reproduits dans ses ouvrages pour illustrer à ses propos.

 

Dans le cadre de ses activités, Ernest Rupin intègre par ailleurs de nombreuses sociétés savantes et participe à la création de la Société Scientifique, Historique et Archéologique de la Corrèze (SSHAC) dont il devient secrétaire adjoint en 1878 puis vice-président en 1879. Il en sera enfin le président de 1881 à 1903. C’est avec cette Société qu’il fonde en 1878 le musée de Brive dont il devient le premier conservateur le 14 juin 1884. Il le restera jusqu’en 1909, année de sa mort, à l’âge de 64 ans. En hommage, le musée sera alors rebaptisé « Musée Ernest-Rupin » et conservera ce nom jusqu’à son déménagement au sein de l’hôtel Labenche dans les années 1980.

© Alienor.org, Informations Ville de Brive-musée Labenche

M0499_87.44.85-a Ernest Rupin, huile sur toile d’Alexandre Bertin

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