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En
hommage à Gustave Courbet
De l'été
1862 à celui de 1863 Gustave Courbet (1819 - 1977) séjourne
près de Saintes, chez son ami l'amateur d'art Etienne Baudry, puis
à Port Berteau, dans une anse de la Charente à quelques
kilomètres de Bussac. Il noue une liaison amoureuse avec "
une dame superbe ", épouse d'un commerçant saintais,
se divertit, chasse et peint abondamment, paysages, nus et tableaux de
fleurs, entouré de nombreux amis artistes. Il partage un moment
ses promenades en bord de fleuve avec Corot en 1862, mais aussi avec Louis
Augustin Auguin, peintre charentais, principal représentant de
l'école de Saintonge, dont les musées de Poitou-Charentes
conservent de nombreuses toiles.
Courbet s'était
rendu célèbre par les controverses qui entouraient sa production
dans les années 1850. Il est le chef de file de l'école
réaliste, délaissant les sujets nobles pour leur préférer
l'authenticité de scènes de genre ou de paysages modestes
et rudes. L'artiste refuse d'enjoliver la réalité et impose
une vision de la société et de la nature jugée dérangeante
par ses contemporains. Il connaît ses sujets intimement, représentant
les petites gens de son village et parcourant à pieds les paysages
qui l'intéressent. Sa manière même, non conformiste,
exprime une certaine brutalité.
A partir des années
1860, le genre du paysage trouve un certain public parmi la bourgeoisie
urbaine, attirée par une certaine forme d'évasion
et
par des uvres dont les formats sont compatibles avec les dimensions
des appartements haussmanniens !
La plupart des tableaux réalisés par Courbet à cette
période sont dispersés dans des collections privées.
Mais le souvenir du grand homme reste vivace dans la mémoire des
saintongeais.
Entretien
avec François Méchain
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