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Autour de la commande passée à François Méchain,
un projet pédagogique s'est mis en place à l'initiative des
conservateurs et grâce à l'engagement du Rectorat, des enseignants
concernés, de Maïté Duffau, conseillère en arts
plastiques à l'Inspection de l'Education Nationale, circonscription
de Saintes et de Patricia Thouars-Lebreton, professeur agrégé
mis à disposition du service éducatif du musée de Cognac.
Son ambition est de
proposer aux classes participantes -deux dans chaque ville, relevant du
primaire ou du secondaire- un travail
sur la subjectivité du regard ; comment la perception
d'un lieu peut-être ressentie et traduite par un artiste, selon
l'époque, et selon le point de vue
Ainsi un conservateur
de chaque ville a-t-il accueilli chacune des classes pour une visite des
musées et une présentation de l'histoire de la peinture
de paysages. L'objectif était de familiariser les élèves
avec les différents modes de représentation du paysage et
de montrer l'évolution du traitement de ce thème à
travers les collections depuis la Renaissance jusqu'aux uvres peintes
du temps de Gustave Courbet, en particulier dans son entourage à
Port-Berteau. Puis une première rencontre
avec François Méchain a eu lieu dans chaque classe
dans le courant de l'année scolaire 2000-2001.
Dans un second temps, Nicole Morin, professeur agrégé intervenant
à l'IUFM de Poitiers, a fait une intervention sur la représentation
du paysage à partir de l'invention radicale du mouvement réaliste
instauré par Courbet jusqu'aux créations contemporaines
qui inscrivent l'art " dans " la nature, afin de situer le travail
de François Méchain dans ce contexte ; des pistes de réflexion
et d'exploitation plastique ont été proposées et
un suivi mis en place avec chaque classe afin de préparer la visite
sur le site et la rencontre avec l'artiste au travail.
Celle-ci a lieu fin mars/début avril, à La Grande Porte,
sur le lieu de la création en cours de réalisation ; les
échanges ont été riches et la médiation de
Nicole Morin a permis aux enfants de s'approprier certaines des techniques
du land-art :des uvres éphémères ont ainsi
été conçues à partir des matériaux
-végétaux- trouvés sur place.
Ces réalisations plastiques ne sont qu'un avant-goût des
restitutions que les enfants envisagent de nous offrir : ainsi, par exemple,
le 4 mai les classes de Saintes se donnent-elles rendez-vous en pleine
ville, en bordure de Charente, pour une performance : leurs installations
éphémères répondront, comme celle de François
Méchain à Bussac-sur-Charente à une " commande
" qui leur est passée dans le cadre de cette opération
; d'autres travaux sont visibles ici même.
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