Luxe, sport et souvenirs, les achats et dons récents du musées Auto-Moto-Vélo

 

Préserver et protéger le patrimoine dans un musée suppose que l’on enrichisse les collections de pièces rares ou indispensables par leur aspect documentaire. Toutes ces acquisitions rendent le musée vivant et lui permettent de se développer sur le plan scientifique.  Elles peuvent être faites  de deux façons :
- à titre onéreux auprès de particuliers ou dans les ventes publiques. Cependant, dans ce cas, le musée est particulièrement attentif au prix d’achat et veille à ne pas participer au marché des objets de collections notamment en utilisant la préemption lors des ventes aux enchères.
- au titre de libéralités en acceptant des dons et des legs sous réserves que ces dons et legs soient effectués sans conditions et qu’ils correspondent au Projet Scientifique et Culturel du musée.

En effet, un musée ne prend pas tout ce qui lui est proposé. Il faut trier et sélectionner selon différents critères :
- l’authenticité : un objet complet avec tous ses accessoires, par exemple, La Floride S ;
- l’originalité et la rareté de la pièce : la Fiat 1600 S Osca de 1966 ou la De Tomaso Pantera 874 de 1973 ;
- l’histoire particulière de l’objet, surtout s’il s’agit d’une histoire locale : Les vélos Sutter ;
- l’intérêt technique de l’objet : La Suzuki RE5 à moteur rotatif ;
- une lacune dans les collections : La Porsche 930 turbo de 1975 ou la Rolls Royce Silver Shadow de 1972.

 

 

 

 

Préemption : Le " droit de préemption " est l'avantage qui est donné à quelqu’un, soit par la loi soit par une disposition contractuelle, de pouvoir se substituer à l'acquéreur d'un droit ou d'un bien pour en faire l'acquisition à sa place et dans les mêmes conditions que ce dernier.
L'État peut exercer, sur toute vente publique d'œuvres d'art ou sur toute vente de gré à gré d'œuvres d'art réalisée dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article 9 de la loi no 2000-642 du 10 juillet 2000 portant réglementation des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, un droit de préemption par l'effet duquel il se trouve subrogé à l'adjudicataire ou à l'acheteur. L'État peut également exercer ce droit de préemption à la demande et pour le compte des collectivités territoriales.