Luxe, sport et souvenirs, les achats et dons récents du musées Auto-Moto-Vélo

 

Ce sont des choix qui s’imposent au musée et encore plus dans un musée dédié aux automobiles, vélos et motos car les conserver prend de la place (tout ne peut être exposé : dans un musée, en moyenne, 80 % de la collection est en réserve et devrait être accessible aux chercheurs ou servir pour des expositions temporaires) et engage le musée dans une mission de préservation de l’objet dans son état. Ce sont des mesures de conservation préventive très contraignantes qui doivent être mises en place (contrôle du climat des réserves : températures et hygrométrie pour ne pas abîmer les bois et les cuirs, contrôle de la lumière pour les affiches…). On ne prend pas tout mais il est parfois difficile de prévoir quels seront les véhicules présentant un intérêt scientifique et/ou historique pour les générations à venir. On se doit de constituer des collections qui servent de références pour le public : les agents du musée répondent souvent à des questions concernant des aspects techniques, historiques… mais ne sont en aucun cas des experts ou des commissaires-priseurs.

D’ailleurs une procédure permet d’aider à faire ce choix : chaque objet est présenté devant une commission scientifique dépendante de l’État et composée d’un collège de conservateurs, de spécialistes et de restaurateurs qui aident à ce tri. Ce n’est qu’après avoir reçu l’avis favorable de cette commission qu’un objet entre vraiment dans une collection publique et devient inaliénable. Il est alors préservé pour les générations à venir et doit être entretenu et conservé dans les meilleures conditions possibles.