Chapiteau aux dragons

Un Moyen Âge réinventé

L'église de Saint-Généroux : critique d'authenticité

L'église pré-romane de Saint-Généroux a été très remaniée par les architectes qui se sont succédé au service des Monuments historiques. Les premiers travaux ont été effectués sous la conduite de Pierre-Théophile Segrétain, à partir de 1847. Il reconstruit entièrement le mur sud de la nef en respectant l'appareillage d'origine et la porte sud. Dès 1840, il a mis en projet l'isolement de l'église qui était enterrée de 5 mètres, et la création d'un parvis, avec des mesures d'expropriation nécessaires pour cause d'utilité publique. Son premier projet refusé, il en propose un nouveau dès 1841. Ce dernier sera accepté par la commission qui allouera des subventions pour la réalisation de travaux sur plusieurs années.
Il envisage également la restitution du bras du transept, mais le projet n'est pas finalisé. En revanche, l'absidiole sud est entièrement reconstruite sur le modèle de celle qui est au nord.
Joseph-Henri Déverin intervient à partir de 1881. Dans son projet de 1879 il propose la réfection totale du mur nord et de la façade occidentale ornée d'un appareillage dans la continuité de celui des murs nord et sud, percée d'une baie circulaire, surmontée d'un campanile. En dépit des recommandations de la Commission des Monuments historiques qui invite à la prudence, Déverin reconstruit entièrement le mur nord, et reprend l'intérieur du chevet. Les multiples restaurations rendent difficile la lecture archéologique de l'édifice. Sont authentiques : le pignon nord, la partie basse du mur ouest, l'angle sud-est du mur est datant de l'époque médiévale.

Séverine Gilbert

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Chapiteau aux lions affrontés