La musique constitue un moyen de communication et de diffusion d’une identité. En ce sens, l’armée accorde, depuis longtemps, de l’importance à ses activités musicales.

En effet, la musique militaire a été institutionnalisée à la Renaissance. Elle a subi de nombreuses évolutions, la plupart du temps liées aux progrès des factures instrumentales. Elle devient une musique dite « savante » à la fin du règne de Louis XV, époque à laquelle elle est influencée par les pratiques austro-allemandes, elles-mêmes marquées par la musique turque. On voit apparaître le cor et la clarinette, mais également la grosse caisse, les cymbales, le triangle et la caisse claire.

Cor de chasse
Fiche de l'objet

Le début de la Troisième République est propice aux musiques militaires compte tenu de son esprit revanchard, à la suite de la défaite de 1871. Les nombreuses musiques militaires qu’elle a vu se constituer sont disloquées pendant la Première Guerre mondiale où les musiciens sont devenus, pour la plupart, brancardiers tandis que les tambours et clairons sont réquisitionnés comme agents de transmissions ou de liaisons. Les ensembles instrumentaux disparaissent devant les deux conflits mondiaux. Ils sont ensuite sujets à quelques modifications, notamment au niveau des effectifs.

Enfin, la professionnalisation de 2002 marque un véritable tournant. Jusque là, les formations instrumentales étaient composées d’engagés professionnels et d’appelés, souvent recrutés par le biais des harmonies municipales. La musique dans l’armée de Terre, avec la fin de la conscription, a dû revoir ses effectifs à la baisse, par exemple, la musique de l’ENSOA, était majoritairement constituée d’appelés du 114e RI (régiment support de l’école). Faute d’instrumentistes, elle disparaît, comme beaucoup d’autres, à la dissolution du régiment en 1998.

La structure des ensembles de musique militaire a aussi fait l’objet de plusieurs modifications. Aujourd’hui, elle revêt plusieurs formes, bien que toutes soient liées par une base commune, elle-même guidée par des soucis pratiques et acoustiques.

Clairon
Fiche de l'objet

La « musique » est composée de deux éléments : un tiers de l’ensemble pour la batterie et deux tiers pour l’harmonie. Les instruments de la batterie sont les percussions (tambours, grosse caisse, caisse claire), les instruments à résonance naturelle (les clairons, les trompettes de cavalerie), les basses et les contrebasses (saxhorns, soubassophones). Les instruments d’harmonie sont des instruments à « systèmes » (chromatiques) pouvant jouer toutes les notes entre ses extrémités sonores. Ceux qui la composent sont le trombone à coulisse, la trompette d’harmonie, le cornet, le piccolo, la clarinette, le cor d’harmonie et les saxophones.

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