Exposition virtuelle

L'étrange cabinet de curiosités d'Alcide de Farcy

Une curieuse collection... ... L'envers du décor Sur l'exposition « La licorne et le bézoard » Collection, collectionneurs...

Collection, collectionneurs... Évocation de collections singulières et autres curiosités dans les musées de la région

Les cabinets de curiosités proposaient une vision du monde, une interprétation de l'univers nourrie de la culture de leur époque. La religion et les croyances populaires imprégnaient fortement la constitution de ces collections. S'ils sont les ancêtres de nos musées publics, ils ont bel et bien disparus en tant que tels. Les musées de Poitou-Charentes ne conservent pas en leur sein de cabinets de curiosités préservés dans leur intégralité. Les quelques cabinets picto-charentais identifiés dans les documents d'archives ont vu leur collections disséminées au fur et à mesure du temps et des héritages successifs.

Il est parfaitement envisageable, sans qu'on le sache forcément, que certaines pièces, autrefois intégrées à un cabinet de curiosités, soient aujourd'hui exposées dans un musée.

Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet d'apothicaire Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet d'apothicaire Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet d'apothicaire Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet  

C'est parfois même un pan entier de la passion d'un collectionneur qui intègre un musée. La documentation, les écrits et correspondances peuvent alors refléter les partis-pris d'alors tant pour les choix de classification que de présentation. La collection offre à voir le reflet des connaissances, des goûts et de la vie du collectionneur.

Appréhendée en l'état, elle s'inscrit dans une époque et peut se découvrir sous un angle tout aussi suranné, poétique et étrange que les propositions esthétiques des cabinets de curiosités d'alors.

La démarche des cabinets de curiosités, parfois emprunte de mysticisme, cède peu à peu la place à des réalisations plus libres et personnelles – ainsi de la maison d'artiste de Pierre Loti à Rochefort. Les avancées humanistes et scientifiques tempèrent les interprétations ésotériques pour des présentations plus scientifiques et raisonnées – ainsi du cabinet d'Histoire naturelle de Clément Lafaille à La Rochelle et du musée privé du docteur Lhomme à Angoulême.

Encore aujourd'hui, la question de la présentation des pièces de musées demeure un sujet en perpétuelle évolution. Soucieux de prendre en compte le contexte environnant l'œuvre voire l'histoire d'une collection, les musées donnent à voir une approche différente des siècles passés, peut être plus nuancée, plus ouverte mais soucieuse de s'inscrire dans une continuité tangible lors de la visite.

Vue d'ensemble du cabinet d'histoire naturelle de Clément Lafaille Vue d'ensemble du cabinet d'histoire naturelle de Clément Lafaille Vue d'ensemble du cabinet d'histoire naturelle de Clément Lafaille Muséum d'Histoire Naturelle de La Rochelle Cliquez ici pour en savoir plus sur ce cabinet   La collection dans la maison du docteur Lhomme peu après son décès La collection dans la maison du docteur Lhomme peu après son décès La collection dans la maison du docteur Lhomme peu après son décès Collection du Musée d'Angoulême Cliquez ici pour en savoir plus sur ce collectionneur   Pierre Loti assis dans la chambre arabe de sa maison de Rochefort Pierre Loti assis dans la chambre arabe de sa maison de Rochefort Pierre Loti assis dans la chambre arabe de sa maison de Rochefort Maison de Pierre Loti
Musées d'Art et d'Histoire de Rochefort
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Vue d'ensemble du cabinet de curiosités (Kunstschrank) de Zette Cazalas Vue d'ensemble du cabinet de curiosités (Kunstschrank) de Zette Cazalas Vue d'ensemble du cabinet de curiosités (Kunstschrank) de Zette Cazalas Musée Bernard d'Agesci à Niort Cliquez ici pour en savoir plus sur ce mobilier