Exposition virtuelle

L'étrange cabinet de curiosités d'Alcide de Farcy

Une curieuse collection... ... L'envers du décor Sur l'exposition « La licorne et le bézoard » Collection, collectionneurs...

« La licorne et le bézoard », en images et en catalogue

L'exposition « La licorne et le bézoard, une histoire des cabinets de curiosités » (18 octobre 2013 – 16 mars 2014) présentée au musée Sainte-Croix de Poitiers, en partenariat avec l'Espace Mendés France et le Centre de Valorisation des Collections de l'Université de Poitiers, narre une histoire des cabinets de curiosités du XVIe siècle à nos jours illustrée par plus de 400 objets et œuvres des collections de la Ville et de l'Université de Poitiers et de prêts provenant de nombreux et prestigieux musées européens et français (musées Aldrovandi et Civico medievale de Bologne en Italie, musée du quai Branly à Paris, château de Blois, musée national de la Renaissance au château d'Écouen, musées de Rochefort, d'Angoulême, de La Rochelle, …).

Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet princier, type Ambras Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet princier, type Ambras Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet   Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet du XVIième siècle Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet du XVIième siècle Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet  

« La licorne et le bézoard », une exposition inédite

L’ambition de cette exposition était de donner à voir et à comprendre ce que furent les cabinets de curiosités en Europe à partir du XVIe siècle : espaces microcosmes, où l’on composait une « image » du monde en réunissant à la fois naturalia et productions humaines.

Très didactique, volontairement spectaculaire et impressionnante, la scénographie a joué de l’effet d’accumulation, aux confins parfois du bizarre et de l’étrange, entre merveilles et raretés, dans une approche d’abord sensorielle de cette appréhension du monde antérieure à la science moderne.

L’exposition s’est articulée entre la grande salle d’exposition temporaire du musée Sainte-Croix et une salle de l’Espace Mendès-France.

Au musée Sainte-Croix

L’exposition se déroule en sept « espaces » qui permettent de découvrir le cabinet de curiosités dans ses évolutions historiques, du XIVe au XVIIe siècle, avec en point final une ouverture sur la notion de cabinet de curiosités au XXIe siècle.

Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet spécialisé de type Ruysch Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet spécialisé de type Ruysch Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet   Vue de la galerie initiale de l'exposition « La licorne et le bézoard » Vue de la galerie initiale de l'exposition « La licorne et le bézoard » Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet  
  • La galerie initiale
    La galerie initiale fait entrer le visiteur dans la bizarrerie au contact de curiosités qui ont intrigué les premiers collectionneurs.
  • Le studiolo
    Premier exemple de lieu clos, réservé au cénacle choisi, et représentant les différentes formes du savoir en trompe-l’œil (évocation du studiolo d'Urbino).
  • Un cabinet du XVIe siècle : l’idéal du microcosme, le rapport entre le cabinet et la Création
    L’idée de cet espace, bien que très rempli, s’articule autour de la notion de classification, du cabinet comme « abrégé du monde », avec des effets de symétrie et de regroupements. Quelques objets réunis là : fossiles, monnaies, bec de toucan, coiffe de plumes, caméléon, corail rouge, herbiers…
    Octogone couvert d’un dôme, cette salle évoque autant les sphères terrestre et céleste que l'espace confiné des cabinets d'alors.
  • Un engouement européen
    Cet espace plus ouvert suggère un voyage en Europe, sur les traces des amateurs de curiosités qui allaient d'un cabinet à l'autre, et permet de donner un visage à ces « collectionneurs » : les Italiens (Manfredo Settala, Ludovico Moscardo, Ferdinando Cospi, Ulisse Aldrovandi), les Français (Fabrice Peiresc et Charles Patin), les Anglais (John Evelyn et Thomas Platter), le Danois Ole Worm, ...
  • Le cabinet princier, type Ambras
    Dans un espace étroit et en longueur, évocation de celui des Habsbourg au château d'Ambras (Autriche). Le cabinet de prince se distingue par le caractère luxueux des collections mais également par le mélange avec des objets considérés aujourd'hui comme triviaux relevant de l'armement.
  • Un cabinet d’apothicaire entre XVIe et XVIIe siècle, tourné vers l’Atlantique
    À partir d'un exemple local – cabinet de Paul Contant à Poitiers – sont évoqués les cabinets de savants, ancrés géographiquement et caractérisés par l'activité professionnelle de leur propriétaire (ici un apothicaire ou pharmacien). Il rassemble en conséquence, dans un décor de jardin,  les plantes rares qui en faisaient la renommée ainsi qu'un ensemble d'objets amérindiens, de coquillages…
  • Le cabinet de Nicolas Chevalier
    La maquette du premier cabinet de Nicolas Chevalier à Amsterdam au début du XVIIIe siècle (réalisée à partir de ses descriptions) évoque ce rassemblement de médailles, d'œuvres d'art et de nombreux objets du commerce international de l'époque… Ses livres sont présentés dans une vitrine, tandis que sont suspendus au plafond requin, vertèbre de baleine, crâne d'éléphant… La visite en était payante.
  • Vers la spécialisation du cabinet, type Ruysch
    Évocation de la collection du médecin anatomiste (légiste) d'Amsterdam au XVIIIe siècle, constituée autour de deux axes : l'histoire naturelle (botanique et zoologie), et les pièces anatomiques conservées par la mise au point d'une technique révolutionnaire, celle de l'injection de cire pigmentée dans les tissus. Présentation de vanités tridimensionnelles en regard de bocaux contenant coraux et gorgones…
  • Une idée de cabinet au XXIe siècle
    Dans cette dernière salle, ouverture sur le XXe et le XXIe siècle et la vivacité de l'idée de curiosité dans l'art et le monde d'aujourd'hui. Autour de quelques œuvres emblématiques - "Boîte verte" de Marcel Duchamp, corne de rhinocéros de Jean-Michel Othoniel, bustes de Jan Fabre et de l'évocation du château d'Oiron, des objets insolites revisitent la question des "reliques", des images issues de la recherche scientifique illustrent le questionnement permanent sur la connaissance du monde et nous renvoient à notre fascination pour l'inconnu, l'étrange, le rare, le merveilleux...
Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet d'apothicaire Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet d'apothicaire Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet   Détail de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet spécialisé de type Ruysch, les monstres naturalisés Détail de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet spécialisé de type Ruysch, les monstres naturalisés Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet  

À l’Espace Mendès-France

Au cours du XIXe siècle, les progrès dans les différentes disciplines scientifiques sont immenses et conduisent à la naissance de la physique, de la chimie et de la biologie modernes. La science devient alors complexe et beaucoup moins accessible aux amateurs. Les institutions, les universités, les écoles se dotent de collections spécialisées, représentatives des centres d'intérêt des savants. Les spécimens deviennent ainsi non seulement des objets de recherche mais aussi des supports pédagogiques. L'exposition fut l'occasion de présenter quelques instruments scientifiques de physique et de biologie des collections de l'Université de Poitiers.

Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet du XVIième siècle Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet du XVIième siècle Vue de la salle de l'exposition « La licorne et le bézoard » consacrée au cabinet du XVIième siècle Musée Sainte-Croix Mention légale de la photo dans un nouvel onglet  

Le catalogue 

« La licorne et le bézoard : une histoire des cabinets de curiosités »

Dirigé par quatre enseignants-chercheurs de l’Université de Poitiers – Myriam Marrache-Gouraud, Pierre Martin, Dominique Moncond’huy et Géraldine Garcia – en collaboration avec Anne Benéteau, directrice des musées de Poitiers, cet ouvrage réunit les contributions d’une trentaine de spécialistes français et étrangers.

Édition Gourcuff Gradenigo, 511 pages - Prix : 40 €
Pour tout renseignement à ce sujet : Contacter les services du musée Sainte-Croix

Catalogue d'exposition « La licorne et le bézoard » Catalogue d'exposition « La licorne et le bézoard »  

Détail des pages intérieures du catalogue d'exposition « La licorne et le bézoard » Détail des pages intérieures du catalogue d'exposition « La licorne et le bézoard »  

Détail des pages intérieures du catalogue d'exposition « La licorne et le bézoard » Détail des pages intérieures du catalogue d'exposition « La licorne et le bézoard »  

À propos de l’ouvrage

L’ouvrage s’articule en autant de parties que de salles d’exposition et compose ainsi une somme historique sur les cabinets de curiosités en Europe à partir du XVIe siècle. Les synthèses thématiques sur des problématiques liées à chaque type de cabinet –  du studiolo de la Renaissance à une « idée de cabinet » au XXIe siècle  – alternent avec des focus consacrés à des « curiosités » remarquables – crocodile, astrolabe, bézoard ou encore licorne et manucodiate – tandis que des extraits de textes anciens permettent d’apprécier comment l’on rendait compte de ce « collectionnisme » et, par ailleurs, comment la littérature pouvait s‘en faire l’écho.
L’iconographie abondante reflète le propos d’une exposition inédite en France, enrichie de nombreux prêts exceptionnels. L’enjeu ? Permettre de mieux appréhender une pratique aujourd’hui redevenue à la mode – même si elle reste souvent mal comprise.

Le sommaire :

  • ouverture : collectionner, classer et montrer, de la Renaissance au XXe siècle
  • galerie initiale : surprise, émerveillement, effroi - le monstre, le bizarre, l’inconnu, les singularités
  • le studiolo de la Renaissance
  • un cabinet du XVIe siècle : l’idéal du microcosme, le rapport entre le Cabinet et la création
  • un engouement européen
  • le cabinet princier
  • un cabinet d’apothicaire entre XVIe et XVIIe siècle, tourné vers l’Atlantique
  • cabinets et commerces du monde
  • la spécialisation du cabinet : le cas de Ruysch
  • une « idée de cabinet » au XXIe siècle