Cette petite libellule longue de 35 millimètres, discrète et délicate, se rencontre                  aux alentours des petits cours d'eau qui bordent les marais.
         Sa coloration bleue et noire, propre à toutes les espèces de sa famille, rend son identification assez difficile. Dans la plupart des cas, cet agrion peut être différencié des autres par la présence, chez le mâle, d'une tache noire ressemblant à une tête de taureau sur le deuxième segment de son abdomen.  Mais une détermination fiable ne peut être effectuée qu'en examinant les organes génitaux.
Pour se reproduire, l'agrion de Mercure exige une bonne qualité de l'eau. Les larves, aquatiques, se développent dans les petits ruisseaux ou fossés à faible courant, riches en hydrophytes et dont l'eau peut devenir tiède en été. La présence de zones ouvertes telles que les prairies est aussi un facteur indispensable à son développement.
Rarement abondants, les adultes apparaissent en mai et la période de vol s'étend jusqu'en août.
Les accouplements ont lieu après une phase de maturation des adultes qui se déroule un peu à l'écart du ruisseau, dans les prairies. La femelle dépose ses œufs dans les tiges et les feuilles des plantes aquatiques. Pour cela, elle s'immerge totalement, entraînant en partie le mâle sous l'eau. Le développement larvaire s'étend sur 10 mois.

© Museum d'histoire naturelle de La Rochelle © Alienor.org, Conseil des musées

Agrion de Mercure Coenagrion mercuriale, Charpentier 1840

Retour