Signalons que, depuis 1985, des indices probants de recolonisation ont été                     enregistrés, à partir de populations en bonne santé provenant du noyau du Massif                Central. Aujourd'hui, cette reconquête est toujours d'actualité : l'espèce recolonise            progressivement des réseaux hydrographiques désertés depuis un demi siècle          (Bouchardy et Boulade, 1999).

     Bien que la répartition de la loutre soit mieux connue aujourd'hui que lors du dernier recensement en 1995, de nouvelles populations pourraient encore être découvertes mais il ne s'agirait alors que d'isolats géographiques confinés ou d'individus satellites en phase de recolonisation.

Les deux phénomènes concomitants de régression dans plus des deux tiers de la France et de recolonisation à partir de noyaux stables conduisent à une situation très contrastée au niveau du territoire national. En effet, à l'est d'une ligne reliant Le Havre à Marseille, l'espèce a pratiquement disparu, hormis quelques fragments de populations satellites très localisés dont l'avenir reste plutôt précaire. A l'inverse, à l'ouest de cette ligne, les populations de la façade atlantique et du Massif Central se maintiennent en effectifs abondants.

© Museum d'histoire naturelle de La Rochelle © Alienor.org, Conseil des musées

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