En Pays de Loire, alors que l'étude de la répartition de 1993 (Rosoux et al., 1995)                 mentionnait des régressions localement importantes en Loire-Atlantique et dans
           le Maine-et-Loire, nous constatons aujourd'hui qu'une recolonisation progressive de certains       réseaux hydrographiques s'effectue à partir des noyaux à populations importantes, particulièrement      en Loire-Atlantique. Des mouvements récents de recolonisation ont également été confirmés dans le    Lot-et-Garonne. Dans le Massif central, le processus de recolonisation en cours laisse espérer des   jonctions entre populations atlantiques et centrales par la Charente et la Haute-Vienne, voire par
  le sud-ouest.

Toutefois, de manière générale, force est de constater que la protection légale dont bénéficie la loutre depuis 1972 n'a pas enrayé son déclin dans les zones à faible effectif. Par contre, dans les zones de grande richesse biologique, propices à l'espèce et faiblement occupées par l'homme, un mouvement de recolonisation se manifeste depuis plus de dix ans. Ce succès de recolonisation, particulièrement évident dans le Massif Central, trouve vraisemblablement son explication dans un changement d'état des habitats et des pratiques humaines : les zones géographiques concernées sont moins densément peuplées par l'homme, les pratiques de piégeage et de braconnage sont devenues localisées et très occasionnelles, les engins de capture destructeurs sont aujourd'hui prohibés et, enfin, la qualité biologiques des eaux ainsi que leur productivité en proies se sont notablement restaurées suite à l'exode rural.

© Museum d'histoire naturelle de La Rochelle © Alienor.org, Conseil des musées

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