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                       De 1988 à 1993, la S.F.E.P.M. et le Parc Naturel Régional du Marais Poitevin ont entrepris                une étude sur le comportement des loutres à partir de quatre individus capturés dans la nature           (marais vendéen) qui ont été équipés d'émetteurs et suivis par radiopistage. Cette étude a        révélé que les individus pistés étaient principalement nocturnes, utilisant de vastes domaines vitaux    (de 1 500 à 2 800 hectares) et se réfugient le jour dans un gîte (terriers en couches à l'air libre). Les   activités nocturnes sont principalement réservées à la prospection alimentaire et à la recherche de gîte  (déplacements ± 18%), à la pêche, à l'alimentation et à la toilette (activités stationnaires ± 9%), à la sieste nocturne (± 7%) et à l'activité dans le gîte (2%), le repos diurne occupant 63% du temps.

Les loutres utilisent de nombreux gîtes diurnes : une femelle suivie pendant 200 nuits a utilisé plus de 50 gîtes différents.

Les loutres fréquentent les cours d'eau et les canaux riches en proies, spécialement en poissons, dont elle font leur menu quotidien. L'étude des crottes récoltées dans la nature a montré que le régime alimentaire de la loutre est largement dominé par l'anguille (32%), que l'on considère sa fréquence d'apparition dans les proies, son abondance numérique ou sa biomasse relative. Par ordre d'importance, les autres catégories de proies consommées sont les cyprinidés (30%), les autres poissons comme les perches, les prêtres (14 %), les amphibiens (10%), les épinoches (gastérostéidés) (9%) et les oiseaux (5%).

© Museum d'histoire naturelle de La Rochelle © Alienor.org, Conseil des musées