Soudée au reste de la housse, la feuille en plastique transparent permet de visualiser l'objet

Des bandes de ce matériau sont ainsi découpées, pliées et soudées hermétiquement à l’aide d’une pince chauffante prévue à cet effet.

Avant de terminer de sceller la housse, des sachets contenant une matière réactive à l’oxygène (ici, une poudre à base d’oxyde de fer activé) sont placés à l’intérieur. Leur quantité est préalablement calculée en fonction du volume de la housse. Au-delà d’un mètre cube, cette méthode n’est plus fiable et il faut procéder à la réalisation d’une chambre d’anoxie. Les sachets sont soigneusement disposés de manière à éviter le contact direct avec l’objet à traiter. En effet, la réaction, qui conduit à la suppression de l'O2 par phénomène d'oxydo-réduction, induit le dégagement d’une température d’environ 35° C pendant environ une heure.

Un papier muni d’un réactif coloré est aussi placé dans la housse afin de contrôler le degré d’humidité. Si la couleur devient rose, l’air est trop sec pour une bonne conservation des objets : la housse devra être ouverte et l’objet devra subir une nouvelle intervention dans un milieu suffisamment humide.

 

© Alienor.org, Conseil des musées, www.alienor.org
La housse est repliée et soudée aux angles à l'aide d'une pince thermique Soudée au reste de la housse, la feuille en plastique transparent permet de visualiser l'objet Les sachets chargé de supprimer le dioxygène sont placés dans la housse en évitant le contact avec l'objet La statue africaine placée sous anoxie