Nous devons déplorer ainsi plusieurs vols récents de vases sacrés, du XVIIIe siècle notamment, en même temps que bien d'autres pièces parfois conséquentes.

Ce travail devrait au moins permettre de repérer rapidement si nécessaire les marques apposées sur les pièces et qui sont les signes distinctifs de celles-ci. Les unes et les autres sont systématiquement photographiées avec la rigueur qui régit l'identité judiciaire. Pour d'évidentes raisons de sécurité, nous nous interdisons désormais de faire figurer les noms des communes où sont conservées les pièces. Seuls les cantons sont indiqués.

Les communes et les maires, mais aussi le clergé qui les utilise, ont un rôle majeur à jouer dans la conservation et la mise en sécurité des pièces d'orfèvrerie, dont une partie seulement est encore utilisée. Nombreuses sont les églises qui conservent plusieurs calices et ciboires et le prêtre, quand il y en a un, utilise généralement toujours le même, comme un ouvrier le fait avec ses outils.

Il se pose alors la question de savoir si les autres vases sacrés doivent ainsi continuer d'être plongés dans une dangereuse situation de non utilisation. D'autre part, le propriétaire réel de ces pièces est rarement identifiable a priori. Seuls les inventaires dressés en 1905 lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat permettent de répondre à cette question. Si les objets concernés n'y figurent pas, les communes ne peuvent en revendiquer la propriété qui en revient au diocèse. Le cas est différent, en présence des objets recensés et classés antérieurement à cette date.

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