Si nous connaissons bien le nombre et l'identité des orfèvres du Poitou, comme des provinces voisines, grâce au travail acharné d'Elie Pailloux (1962) nous sommes surpris et désolé que malgré leur nombre plutôt élevé, les orfèvres des villes, comme Niort par exemple, ne sont que fort peu représentés aux XVIIe et XVIIIe siècles dans ce patrimoine que nous venons d'étudier.

Les quelques pièces retrouvées notamment de Niort, Parthenay surtout, Thouars, Bressuire apportent cependant un éclairage nouveau sur leurs auteurs jusque-là mal connus ou inconnus, et offrent un complément non négligeable à nos connaissances sur l'art régional.

Ce bilan enrichit également nos connaissances sur les orfèvres parisiens dont nous avons retrouvé certaines œuvres d'un très haut intérêt. Nous pensons spécialement à celles, inédites, de Jean Crochet et Nicolas Loir pour ne citer qu'eux et à nombre de pièces dues à des maîtres malheureusement non encore identifiables.

L'apport à la connaissance des orfèvres angevins est également très important puisque plusieurs maîtres de la capitale de l'Anjou nous sont connus qu'au travers de pièces conservées en Deux-Sèvres.

La très importante étude de M. Jacob, à laquelle nous avons souvent eu recours, avait pu bénéficier de l'apport des pièces deux-sèvriennes auxquelles nous avons aujourd'hui ajouté des découvertes de dernière minute.


Malgré la longueur de cette enquête et le chemin parcouru, il faut s'attendre à quelques découvertes supplémentaires pour le futur. Les sombres sacristies de nos campagnes ont encore quelques précieux secrets à révéler.

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© musées de la communauté d'agglomération de Niort, © Conseil des musées de Poitou-Charentes