Les Symbolistes et les Nabis s’éloignent de leurs prédécesseurs Impressionnistes et de leurs volontés de saisir sur le vif la réalité pour s’attacher à l’exploration du monde intérieur de l’être.

L’Art Nouveau, lui, est un mouvement fondamentalement tourné vers des expérimentations purement plastiques recherchant l’osmose parfaite entre la fonction et la forme. Par refus de l’élitisme académique, la recherche rationnelle de l’Art Nouveau vise à s’étendre à toutes les couches y compris les plus populaires. Sensible aux théories de Léon de Laborde (directeur des Archives de France de 1857 à 1868), l’Art Nouveau fait sien les principes visant à éduquer le peuple à l’Art : les artistes doivent travailler à l’embellissement de la rue. Pour ce faire, les arts, les sciences et la technologie industrielle doivent coexister, l’Art Nouveau se veut le chantre des effets bénéfiques de la modernité et n’hésite pas, par exemple, à recourir à l’usage du fer et de la céramique dans l’architecture et la décoration.
poursuivre

© Alienor.org, Conseil des musées, www.alienor.org
Accédez directement à cette partie du chapitre Accédez directement à cette partie du chapitre