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S'armer pour la guerre

1914-1915 : Produire plus et réparer à la Manufacture d'armes de Châtellerault

Le programme de mobilisation prévoit de porter au maximum la production des mousquetons modèle 1892, et des fusils et mitrailleuses modèles 1907 et de poursuivre, en parallèle, les autres productions comme celle du frein du canon de 75. Tout au long des premiers mois de la Grande Guerre, la production s'intensifie. La priorité est donnée à la fabrication en masse des matériels existants (par exemple : commande urgente de 30 000 baïonnettes modèle 1886 le 19 décembre 1914 passée à 90 000 dès le 23 décembre) et surtout à la réparation des armes revenues du front.

En effet, les besoins en réparations d'armes qui deviennent une des activités principales des manufactures dont celle de Châtellerault sont énormes. Ainsi dès novembre 1914, 6 000 fusils par jour sont renvoyés en atelier pour réparation.

À partir de décembre 1914, tous les efforts portent sur :

  • - la transformation des fusils du système « Gras » par changement du canon pour tirer la munition réglementaire française de 8 mm à poudre sans fumée et l'ajout d'un garde-main ; 150 000 modèles 1874 sont ainsi modifiés et sont marqués M. 14.
  • - la réparation des fusils modèle 1886,
  • - la fabrication du fusil 1907 et des baïonnettes modèle 1886.

On peut y ajouter le montage de fusils « Lebels » supplémentaires à partir des stocks de pièces détachées existant dans les trois manufactures d'armes, Tulle, Saint-Étienne et Châtellerault.