histoire de la carte postale

Quelques aspects techniques…
… d'impression

Le développement de la photographie et simultanément le perfectionnement des méthodes d'impression (lithographie, par exemple) sont préalables à l'apparition de la carte postale et vont permettre sa diffusion.

L'Exposition Universelle de 1889 a vu la consécration des méthodes industrielles d'imprimerie.
A partir de 1890, la photocollographie, inventée par Alphonse Louis Poitevin, devient le moyen privilégié d'impression pour la photographie et donc pour les cartes postales illustrées de photographies. (le terme de phototypie est injustement employé à la place de photocollographie ; cf. Ripert A., Frère Cl., 1983).

Ce procédé permet de conserver la qualité du document photographique original sans brillance (l'aspect mat provient du fait que l'impression se fait sur un papier non couché, genre carte ou bristol).

L'impression est réalisée grâce à une feuille de gélatine encrée ; la gélatine ne conserve l'encre que sur les parties qui ont reçu de la lumière (une plaque de verre est enduite de gélatine bichromatée et insolée avec un négatif photographique), après mouillage, l'encre est repoussée par l'humidité qui s'était concentrée sur les parties non insolées (Bourgeois Cl., Melot M., 1984). Le tirage est réalisé sur les mêmes presses que pour la lithographie. Ainsi, contrairement à d'autres procédés d'impression (photogravure et similigravure), l'image imprimée ne comporte pas de trame.

La couleur fait son apparition, avec la technique du pochoir dans un premier temps.

… de circulation par la poste

A diverses reprises, la circulation des cartes postales soulève un certain nombre de problèmes. Ainsi, en 1902, on voit apparaître des cartes qui sont expédiées avec une enveloppe dont un coin laisse à découvert le timbre à oblitérer (une astuce pour éviter aux cartes d'être maculées) ; mais l'administration rappelle rapidement que la carte postale doit circuler à découvert. Le Journal Officiel du 5 août 1902 précise les conditions d'expédition des cartes : elles peuvent être envoyées comme carte postale, imprimé ou carte de visite (avec possibilité de mentions manuscrites n'excédant pas cinq mots sur ces dernières).

D'autres problèmes plus anecdotiques et certes mineurs, mais nécessitant une intervention de l'administration, sont relatés par la presse : les cartes de type fantaisie se répandent et certaines sont relevées d'un conglomérat de mica et de verre pilé, ce qui donne lieu à quelques accidents. Ces cartes sont donc interdites à partir du 17 juin 1904…

… d'organisation des imprimeurs

A partir de 1900, la production de cartes postales en France est devenue une véritable industrie.
Les éditeurs de cartes postales se sont rapidement organisés. La Chambre syndicale des éditeurs français de la carte postale illustrée est créée en 1904, devenant, en 1906, la Chambre syndicale de la carte postale et de la photogravure. En même temps, les entreprises qui utilisent la phototypie se sont regroupés dans un Syndicat des phototypeurs où l'on retrouve parmi les membres et pionniers de l'édition de cartes, Charles Collas de Cognac, Ménard de Fontainebleau, Combier de Mâcon ou Faucheux de Chelles. Ils rejoignent ainsi les éditeurs-fondateurs du syndicat. En 1927, les deux entités se regroupent en une Chambre syndicale française de la carte postale illustrée

Cognac en cartes postales anciennes
aspects techniques
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