Conservation et besoin de restauration des pièces

Les pièces, si elles sont présentes, comme on le suppose, dans les collections depuis le début du XXe siècle ont dû connaître au moins cinq déménagements, de l’hôtel de ville au lieu de réserve actuel. Certaines des pièces ont été exposées au moins à partir de 1953 au Musée Paul Chéron de la Martinière, ancien château de Châtellerault devenu bibliothèque municipale. C’est en 1986 que l’hôtel Sully devenu musée depuis les années 1970, réunit l’ensemble des collections des musées d’art et d’histoire de la ville.
La plupart des zincs découpés sont alors présentés dans la salle du musée consacrée à Rodolphe Salis au premier étage de l’hôtel Sully mais d’autres plaques ont été retrouvées dans plusieurs endroits insolites. Ainsi des silhouettes de L’Épopée étaient conservées sous les combles, dont les ouvertures des fenêtres étaient obturées par un simple grillage. Les objets subissaient donc les fuites d’eau ainsi que la promiscuité des rats et des pigeons.

Aujourd’hui les œuvres sont conservées dans des réserves : déposées à plat sur des étagères métalliques, elles sont protégées par des matériaux tampons, mousses et papiers de soie. Les trois œuvres restaurées ont chacune une boîte de conservation en polypropylène et mousse.
Il est certain que les objets ont été conservés trente-quatre ans au musée Paul Chéron de la Martinière puis une vingtaine d’années à l’Hôtel Sully dans des bâtiments historiques, où l’hygrométrie devait être élevée et les fluctuations climatiques importantes.

Les combles de l'hôtel Sully avant son déménagement Les combles de l'hôtel Sully avant son déménagement
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Les réserves actuelles Les réserves actuelles
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