L’engouement pour l’image au XIXe siècle

L’idée de projeter une silhouette sur un drap pour obtenir une forme sombre auréolée d’un fond clair n’est pas récente. Elle aurait été inventée en Chine ou en Inde puis se serait diffusée en Malaisie, en Turquie et en Italie avant de gagner la France. Le premier « théâtre d’ombres chinoises » est créé par Séraphin à la fin du XVIIIe siècle et perdure jusqu’en 1870. Mais il est surtout relayé par les imagiers d’Épinal qui diffusent des jeux d’ombres à monter soi-même sur lesquels sont imprimés des silhouettes de personnages ou de décors à découper.

plaque de verre pour les projections du théâtre Lanterne de projection pour les représentations utilisant des plaques de verre
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Le Chat Noir dessiné par Steinlein
Plaque de verre pour projection.
Plaque de verre utilisée pour les projections de l'épopée.
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Le succès des théâtres d’ombres de la fin du XIXe siècle est aussi à mettre en relation avec le développement des images lumineuses. Les familles se regroupent autour de théâtres portatifs ou de lanternes magiques, appareils permettant la projection d’images peintes ou fixées par procédé photographique sur une plaque de verre de petit format. Apparaissent aussi les panoramas et les dioramas, spectacles très populaires donnant l’illusion de la réalité à partir d’immenses toiles décorées à la main et éclairées de façon théâtrale. Toutes ces inventions, les boîtes d’optique ainsi que les images d’ombres animées, ont accompagné la création du cinématographe en 1892.

Lanterne magique de la fin du XIXe siècle
Lanterne magique de la fin du XIXe siècle
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