Restituer des lacunes

La problématique de la restitution des œuvres est double : il s’agit dans un premier temps de rendre une lisibilité à l’œuvre et dans un second temps de ne pas créer de « faux » historique qui interpréterait trop librement l’objet. Ainsi lorsque les lacunes ne nuisaient pas à la lisibilité de la pièce (comme pour la silhouette du Guerrier ou des Trois Cavaliers) ou lorsque les formes manquantes n’étaient pas connues (comme pour la queue de la silhouette des Quatre Cavaliers), aucune restitution n’a été effectuée.

Seuls les casques de la silhouette des Quatre Cavaliers ont été reproduits puisque ces manques structurels empêchaient la pleine compréhension de l’œuvre et que le modèle répétitif était par ailleurs disponible. Les éléments ont été découpés à la scie dans une feuille de plexiglas de faible épaisseur, matée et teintée en surface pour la rendre opaque.
Des comblements en papier ont aussi été posés sur la silhouette des Quatre Cavaliers afin de consolider la couche de papier originel préalablement restaurée et de restituer en partie l’effet de couleur et le jeu de transparence initialement voulu par l’auteur de la pièce. Des formes en papier japonais teinté uniformément ont été collées par le revers de l’œuvre.

Silhouette des quatre cavaliers avant restauration Voir la fiche du document Silhouette des quatre cavaliers après resaturation La silhouette des Quatre Cavaliers avant (en haut) et après (en bas) restauration. Les casques ont été remis en forme, des papiers reposés, mais la queue du dernier cheval n'a pas été restituée pour respecter l'œuvre.
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