Squamish

Les Squamishs (Curtis utilise l’orthographe Suquamish) sont un peuple amérindien du sud-ouest de la Colombie-Britannique (Canada) et de la région de Puget Sound au nord-ouest de l’État de Washington. Leur langue d'origine, le « squamish », fait partie de la famille de langues salish.
Sur la plupart des sites officiels des collectivités territoriales, il est indiqué que le mot « Squamish » provient d'une expression en langue squamish signifiant « mère du vent », cependant aucune source fiable n'est citée pour le confirmer. Sur le site Wikipedia en langue anglaise, la signification proposée est « le peuple de l'eau sacrée » (en anglais : the people of the sacred water).
Semi-nomades, les Squamishs vivaient l’hiver en villages dans de longues maisons faites de planches de cèdre.
L’été, ils établissaient des campements mobiles sur leurs lieux de chasse et de pêche.
Les premiers contacts avec les Blancs sont désastreux. Entre 1770 et 1850, les épidémies de variole, de grippe et de rougeole se succèdent faisant chuter la population. Les survivants connaîtront l’oppression, le déplacement et l’assimilation culturelle commune aux Amérindiens.
En décembre 1855, les Squamishs signent, comme la plupart des tribus de la région, le traité de Fort Elliot avec le gouverneur Isaac Stevens, par lequel les Indiens acceptent d’abandonner leurs terres et de se retirer dans des réserves. Les Squamishs s’installent sur la petite réserve de Port Madison, au nord de la ville qui prend le nom de Seattle.
Les actuels Squamishs vivent sur vingt-trois minuscules réserves réparties dans le sud de la Colombie-Britannique.
Ils revendiquent comme leur territoire la plus grande partie de l’île de Vancouver. Depuis le début des années 1990, ils négocient avec le gouvernement canadien pour obtenir une réserve d’un seul tenant prise sur les terres publiques et couvrant leur ancien territoire.

Aire culturelle : Côte Nord-Ouest