Andreas Dettloff, "À l'artiste polynésien inconnu"
retour sur une exposition du musée d'art et d'histoire de Rochefort, hôtel Hèbre de Saint-Clément

Rarahu, la vitrine

La robe de Rarahu

CS : Là tu nous parles beaucoup de Loti, qu'en est-il de Rarahu ? Tu nous as fait aussi un crâne de Rarahu ?

AD : Non, bien sûr que non, Rarahu reste une fiction ! "Ma petite femme délicieusement sauvage" n'a jamais existé et pourtant, on la cherche toujours, exactement comme les personnages dans mon film... Mais pour ceux qui n'arriveraient pas à se consoler, j'ai fait la vitrine de Rarahu :
on y voit sa robe, qui reprend un modèle de robe ancienne de Tahiti, dite robe "mama ru'au" avec un tissu de camouflage combiné avec des fleurs, tissu qui résume pour moi le rapport qu'ont les Tahitiens avec la France. La couronne de fête de Rarahu avec la vahiné des canettes de bière Hinano, les peluches-tiki de son enfance, le manuscrit du "mariage de Loti" traduit en marquisien ancien (tatouages) par la reine Vaekehu et un miroir gravé dans lequel le visiteur peut essayer des tatouages faciaux.

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