Châtellerault. Dessins d'hier, photos d'aujourd'hui.

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Les Cordeliers

"Pendant les guerres de Religion, on raconte que deux hommes revenaient des champs en suivant le pont ; l’un tenait dans son chapeau une pièce d’or que, par plaisanterie il avait enlevée à son camarade ; l’autre suivait en réclamant sa pièce. Lorsque le premier arriva devant le couvent des Cordeliers, le portier de ce couvent l’invita à entrer pour boire un verre de vin. L’homme accepta ; la porte se ferma sur lui et aussitôt on entendit des hurlements et des cris de détresse. Pour quel motif ? L’homme prétendit qu’on lui avait enlevé sa pièce d’or et qu’on s’était mis à le battre. Son compagnon arrivé devant le couvent, poussa des cris, affirmait que les Cordeliers assassinaient son camarade parce qu’il appartenait à la religion réformée. Le peuple s’ameuta, voulut forcer la porte du couvent. Les moines prirent peur et sonnèrent le tocsin. Toutes les églises de la ville firent de même et on eut pu craindre les graves conséquences d’un conflit, si les officiers de justice d’une part, les ministres protestants de l’autre, n’étaient pas parvenus à calmer les esprits."

Extrait de Théodore de Bèze, Histoire ecclésiastique, I.198. Cité dans Le Glâneur Châtelleraudais, juin 1934 n°4, p. 1 à 3, Les Cordeliers de Châtellerault, par l’Abbé Longer.

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