- La fabrication -



Battoirs de bois striés

 


Battoirs en os

 


Boules d'indigo pour la teinture

Comme en Océanie, la technique du tapa est connue de certaines populations africaines tels les Pygmées d'Afrique centrale ou les Mangbetu de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre). Les hommes sont chargés du battage des fibres au moyen de battoirs en bois ou en ivoire et les femmes du décor de l'étoffe (impressions aux doigts, réalisation de motifs figuratifs ou géométriques).

Mais, la majorité des pagnes est tissée. Quatre types de fibres textiles existent : le coton (bourre filée par les femmes), la laine (poils de chameaux, chèvres ou moutons), la soie (chrysalide du bombyx sinon de l'araignée) et le raphia (fibres du palmier Raphia farinifera originaire de Madagascar) bien que l'utilisation de la laine et de la soie reste très limitée.

Le tissage est une activité quasi exclusivement masculine, réservée à une certaine catégorie d'individus qui maîtrise des connaissances ancestrales. Il est pratiqué sur des métiers verticaux ou horizontaux. Une fois tissée, la pièce d'étoffe fait l'objet d'une teinture réalisée par application ou immersion (avec parfois l'utilisation de la réserve à la cire dite technique du batik). Les pigments ont une origine végétale. Le bleu est obtenu à partir des feuilles d'indigo transformées en boules ; la sève et l'écorce d'un arbuste (sorbier au Bénin), la noix de ngola (tukula) ou le sorgho pilé donnent le rouge ; le jaune provient de la racine de gingembre sauvage tandis que le noir est obtenu à partir du charbon de bois.





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