- La fabrication  -

Un battoir à tapa de Fidji


Battoir à tapa de Nouvelle Calédonie

Un battoir de l'île Kaniet

Le principe de fabrication consistait dans un premier temps à récupérer le liber (fibres interne de l'écorce d'arbre) de l'arbre à pain, du banian ou du mûrier à papier et de les tremper afin de les assouplir. Les fibres étaient ensuite récupérées et battues sur une longue poutre en bois (de deux à trois mètres) ou sur une petite table basse au moyen d'un battoir aux formes variables.

Dans les îles de la Société, par exemple, la tête du battoir était constituée par quatre faces comprenant des rainures plus ou moins serrées. D'autres comprenaient des motifs qui s'imprimaient sur l'étoffe au moment du battage.

Cette opération, exclusivement féminine, permettait l'obtention de bandes par agglutination des fibres, qui étaient à leur tour assemblées selon le même principe. L'ornementation de l'étoffe pouvait être réalisée par trempage puis par impressions de motifs au pochoir, par frottage ou par exécution de dessins à main levée. En Polynésie occidentale, des matrices d'impression étaient parfois utilisées. Les pigments provenaient de matières végétales et minérales. La teinture noire (kesa) aux Fidji était par exemple obtenue à partir de la graine d'Aleurites mollucana et l'écorce de palétuvier donnait une couleur brune.





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