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Faïences parlantes ou l'histoire racontée par les assiettes

De la commande à l'usage

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Assiette patronymique au nom de Esprit Devantelon

À noter que certains notables faisaient peindre des textes plutôt que des décors sur les céramiques. Ainsi, Monsieur de Ventelon a fait écrire, en toutes lettres sur son assiette, sa nomination au poste de maire de Châtellerault. Cependant, ceci reste un fait exceptionnel.

D’après les études menées, il s’avère que la date inscrite sur les faïences correspond dans la majorité des cas à celle de fabrication de la pièce, avec un délai d’environ six mois par rapport à l’événement à célébrer.

Le plus souvent, ces faïences ont été commandées en plusieurs exemplaires : de deux à six exemplaires, et de manière exceptionnelle la douzaine. Ainsi dans la collection, la série de cinq assiettes et deux plats commandée par le couple de Châtelleraudais, Jean Papillault et Marie Millet en 1775.

Pour quel usage ?

Les commanditaires gardaient un ou plusieurs exemplaires, les autres étaient offerts.

L’univers domestique du XVIIIe siècle reste pauvre en image, les faïences patronymiques apportent une touche de décoration tout en ayant une fonction commémorative. Les assiettes étaient placées dans le vaisselier car elles n’avaient pas de système de fixation ; contrairement aux saladiers qui pouvaient être accrochés au mur.

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Une des cinq assiettes patronymiques de Jean Papillault et Marie MilletUn des deux plats patronymiques de Jean Papillault et Marie MilletUne des cinq assiettes patronymiques de Jean Papillault et Marie Millet